Le président russe Vladimir Poutine a signé, mardi 19 novembre 2024, au millième jour de son offensive contre l’Ukraine, le décret élargissant les possibilités de recours à l’arme nucléaire, juste après que les États-Unis ont autorisé Kiev à frapper le sol russe avec ses missiles à longue portée.
«Parmi les conditions justifiant l’utilisation des armes nucléaires figure le lancement de missiles balistiques contre la Russie», selon ce décret. «Il était nécessaire d’adapter nos fondements à la situation actuelle», a expliqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, face à ce que Vladimir Poutine considère comme étant des «menaces» émanant de l’Occident contre la sécurité de la Russie.
Le président russe avait prévenu dès fin septembre que son pays pourrait désormais utiliser l’arme nucléaire en cas de «lancement massif» d’attaques aériennes contre la Russie et que tout assaut mené par un pays non nucléaire, comme l’Ukraine, mais soutenu par une puissance disposant de l’arme atomique, comme les États-Unis, pourrait être considéré comme une agression «conjointe», nécessitant potentiellement un recours à l’arme nucléaire. Autre cas qui ouvre la voie à un tel recours, «la mise à disposition de territoire et de ressources pour une agression contre la Russie», poursuit le texte signé par Vladimir Poutine.
Moscou a accusé l’Ukraine d’avoir tiré dans la nuit de lundi à mardi six missiles tactique ATACMS de longue portée contre un site militaire de la région frontalière russe de Briansk. «À 3h25, l’ennemi a frappé un site de la région de Briansk» avec des «missiles tactiques ATACMS», selon un communiqué du ministère de la Défense, qui assure que cinq missiles ont été détruits et un autre a été endommagé par la défense anti-aérienne russe.
La Rédaction

