Dans la région Centrale du Togo, la saison agricole entre dans une phase décisive avec le démarrage effectif du ramassage des noix de cajou. Pour de nombreux ménages ruraux, cette période représente une source essentielle de revenus, qui conditionne une grande partie de l’économie familiale pour l’année.
Après les récoltes du maïs et du soja, les producteurs concentrent désormais leurs efforts sur les vergers de cajou. Le travail consiste à collecter rapidement les noix tombées afin d’éviter leur détérioration et de préserver leur valeur commerciale. La qualité du ramassage reste un facteur déterminant pour la commercialisation.
Les conditions climatiques ont été globalement favorables cette campagne. Malgré une répartition inégale des pluies selon les zones, le développement des plantations a été satisfaisant. L’installation progressive de l’harmattan apporte un temps sec qui facilite le séchage naturel des noix et limite les risques de perte après récolte.
La campagne s’accompagne également d’une forte demande en main-d’œuvre. Le ramassage doit se faire dans un délai relativement court, ce qui oblige les exploitants à mobiliser rapidement des ouvriers agricoles. L’organisation du travail devient ainsi un enjeu central pour sécuriser les volumes et la qualité.
Au-delà de la production, la noix de cajou joue un rôle structurant dans l’économie locale. Les revenus générés servent notamment à financer la scolarité, les soins de santé et les investissements agricoles. Dans plusieurs localités de la région Centrale, cette culture constitue l’un des principaux leviers de stabilité économique.
Dans le Togo central, la campagne des noix de cajou s’impose donc comme une activité stratégique, à la fois agricole et économique, qui soutient durablement les communautés rurales.
La Rédaction

