Un pays mobilisé pour reverdir ses paysages
Le Zimbabwe, longtemps confronté à la déforestation, voit naître depuis quelques années un puissant mouvement de reforestation. ONG locales, écoles, entreprises et citoyens engagés multiplient les campagnes de plantation pour restaurer les écosystèmes et lutter contre les effets du changement climatique.
Des projets communautaires aux records nationaux
Les journées nationales de plantation
Chaque année, la Forestry Commission du Zimbabwe organise une Journée nationale de plantation. L’édition la plus marquante a vu 13 000 arbres plantés en une seule opération, grâce à un partenariat entre Roydon Secondary School, SPAR Zimbabwe et My Trees Trust.
Ce type d’action permet non seulement de reverdir les zones dégradées, mais aussi de sensibiliser les jeunes générations à l’importance de préserver les forêts.
My Trees Trust et les “Tree Champions”
L’ONG My Trees Trust mobilise des centaines de bénévoles dans tout le pays. Ses “Tree Champions” vont dans les écoles, les villages et les zones rurales pour planter des essences locales, former à leur entretien et assurer un suivi régulier. Cette approche garantit un taux de survie des arbres bien supérieur aux plantations sans encadrement.
Les initiatives religieuses et citoyennes
Des églises, associations et groupes de jeunes comme la Manica Youth Assembly se mobilisent régulièrement pour des campagnes de plantation. Ces actions locales, souvent auto-financées, complètent les programmes institutionnels et renforcent la cohésion communautaire.
L’inspiration venue d’ailleurs
Si le Zimbabwe compte des initiatives collectives fortes, d’autres pays africains montrent la force de l’engagement individuel. En Ouganda, par exemple, Leah Namugerwa, jeune activiste de 19 ans, a lancé le mouvement “Birthday Trees”, qui l’a amenée à planter plusieurs milliers d’arbres pour sensibiliser à l’urgence climatique.
Pourquoi ces initiatives changent la donne
• Biodiversité : les essences indigènes restaurent les habitats naturels.
• Climat local : plus d’arbres = plus d’humidité et moins d’érosion.
• Économie rurale : certaines plantations (moringa, fruitiers) génèrent des revenus.
• Éducation : la reforestation devient un outil pédagogique puissant.
Un objectif commun : un Zimbabwe plus vert d’ici 2030
Avec la mobilisation conjointe des institutions, des ONG et des citoyens, le Zimbabwe veut inverser la tendance et contribuer aux objectifs panafricains de la Grande Muraille Verte. Le pari est ambitieux, mais les résultats déjà visibles montrent que l’action locale a un impact global.
La Rédaction

