La valeur d’un don dépend toujours de la personne qui le reçoit.
Dans toutes les sociétés, offrir n’est jamais un acte neutre. Donner, confier ou élever quelqu’un suppose une part de discernement. Ce proverbe rappelle que tout le monde ne sait pas porter ce qui est précieux, qu’il s’agisse d’un objet, d’une responsabilité, d’une confiance ou d’un pouvoir. L’image de l’anneau d’or placé sur une oreille percée évoque une sélection naturelle : on ne confie pas ce qui a de la valeur à quelqu’un qui risque de l’abîmer, de le gaspiller ou de ne pas en comprendre le sens.
Origine
Ce proverbe appartient à la sagesse orale d’Afrique de l’Ouest, notamment présente dans les traditions mandingues et akan, où l’or symbolise autant la richesse matérielle que la dignité morale. Dans ces cultures, l’ornement n’est jamais seulement décoratif : il représente l’honneur, la confiance et la capacité d’un individu à assumer ce qu’on lui confie.
Signification
Le proverbe signifie que toute personne n’est pas prête à recevoir ce qui est précieux, que la valeur d’un bien, d’un poste ou d’une parole dépend de la maturité de celui qui l’accueille, que donner sans discernement conduit souvent à la perte, que la confiance doit se mériter, et que la sagesse consiste à reconnaître à qui l’on peut réellement confier l’or, qu’il soit matériel, moral ou symbolique.
« Ce n’est pas à toute oreille percée que l’on met des anneaux d’or » enseigne une règle simple : la valeur ne se distribue pas au hasard. Savoir choisir à qui l’on donne, c’est déjà protéger ce que l’on estime.
La Rédaction

