Dans un contexte judiciaire particulièrement tendu, Nicolas Sarkozy a annoncé ce 8 février 2025 qu’il mettait “entre parenthèses” ses activités publiques en tant qu’ancien président, suite à sa condamnation définitive dans l’affaire des écoutes. Cette décision fait suite à la pose, le 7 février, du bracelet électronique qui lui a été imposé, après le rejet de son pourvoi en cassation.
Dans un communiqué diffusé sur X, Sarkozy a exprimé son sentiment d’“injustice”, tout en annonçant qu’il renonçait à toute prise de parole médiatique, hormis ce message personnel. Il a précisé qu’il poursuivrait néanmoins sa vie professionnelle, soulignant qu’il avait le droit de continuer à travailler.
L’ex-président a également révélé avoir choisi de ne pas profiter de certains aménagements de peine auxquels il avait droit, estimant qu’accepter ces privilèges aurait donné l’impression qu’il cherchait à échapper à la sanction. Il a réaffirmé son intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme avant la fin du mois, dénonçant ce qu’il considère comme une “injustice”. “Le sentiment d’injustice me confère une énergie décuplée”, a-t-il écrit, précisant qu’il se battrait “contre le mensonge, la calomnie et la manipulation sous toutes ses formes”.
Depuis l’instauration du bracelet électronique, l’ex-président peut quitter son domicile uniquement entre 8h et 20h, sauf les jours où il doit se rendre au tribunal pour son procès lié aux soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Ce dispositif fait suite à sa condamnation en décembre 2024 à un an de prison ferme, aménagé avec la pose du bracelet, dans le cadre de l’affaire dite des “écoutes”.
L’ancien chef d’État, désormais âgé de plus de 70 ans, peut demander une libération conditionnelle, ce qui pourrait lui permettre de retirer le bracelet électronique, sous réserve de certaines conditions prévues par la loi.
Dans l’affaire “Bismuth”, qui lui vaut cette peine, Sarkozy avait été reconnu coupable en mai 2023 d’avoir tenté d’influencer un magistrat en échange d’un poste honorifique à Monaco. Bien que le magistrat en question n’ait jamais été nommé et que le recours dans l’affaire Bettencourt ait été perdu, la justice a estimé que la simple promesse de service suffisait à caractériser le délit de corruption.
La Rédaction

