L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle sera inévitablement dépassé, avertit l’ONU à un mois de la COP30. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que les émissions mondiales continuent de croître malgré les engagements internationaux, rendant impossible le respect de cette limite critique.
Une récente étude internationale confirme cette alerte : le budget carbone restant pour contenir le réchauffement à 1,5 °C est presque épuisé. Il ne reste que 130 milliards de tonnes de CO₂, soit moins de trois ans d’émissions au rythme actuel, alors que le budget pour un réchauffement de 2 °C est largement plus conséquent.
En 2024, la température moyenne mondiale a déjà franchi le seuil de 1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, aggravant la fréquence et l’intensité des événements climatiques extrêmes, la montée du niveau des mers et la pénurie d’eau touchant des milliards de personnes. Les impacts sanitaires, économiques et sociaux deviennent de plus en plus préoccupants.
Malgré cette situation alarmante, l’accord de Paris demeure en vigueur, avec l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C, voire moins. Cependant, les engagements actuels des États sont insuffisants, et leur application reste partielle. Les principaux pays producteurs de combustibles fossiles prévoient toujours d’augmenter leur production d’ici 2030, ce qui compromet la cible des +1,5 °C.
En résumé, si l’objectif de 1,5 °C semble désormais hors de portée, il reste crucial de renforcer les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter autant que possible les conséquences du changement climatique à l’échelle mondiale.
La Rédaction

