À Lochardil, un quartier résidentiel situé près d’Inverness dans les Highlands écossais, un phénomène inhabituel perturbe la tranquillité des habitants depuis le début de l’année 2026. Une perruche à collier, espèce exotique non native de la région, s’en prend régulièrement aux véhicules stationnés dans les rues, provoquant des dégradations répétées et coûteuses.
Les premiers signalements ont laissé les riverains perplexes. Aucune trace de vandalisme classique, aucune explication mécanique évidente, jusqu’à ce que l’auteur des faits soit identifié : un petit perroquet vert au bec rouge, visiblement attiré par les éléments en caoutchouc des voitures.
Un “vandale” inattendu dans un quartier résidentiel
Les habitants de Lochardil ont d’abord pensé à des actes isolés ou à des dégradations accidentelles. Mais la répétition des dommages a rapidement révélé un schéma précis : joints de portières, essuie-glaces et éléments souples des véhicules étaient systématiquement ciblés.
Pris en flagrant délit, l’oiseau a été observé en train de s’attaquer méthodiquement aux parties extérieures des voitures, provoquant l’inquiétude des automobilistes face à des réparations devenues fréquentes.
Une espèce exotique désormais implantée en Europe
La perruche à collier n’est pas originaire d’Écosse. Elle provient d’Afrique et d’Asie, mais s’est progressivement installée dans plusieurs pays européens après des introductions accidentelles ou des évasions d’animaux de compagnie.
En France, notamment, des populations stables se sont développées dans certaines grandes villes. Cette capacité d’adaptation en fait aujourd’hui une espèce bien connue des ornithologues, parfois classée comme invasive selon les contextes locaux.
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Des voitures prises pour cible sans explication évidente
Les spécialistes avancent plusieurs hypothèses pour expliquer ce comportement. L’oiseau pourrait réagir à son propre reflet dans les vitres, qu’il percevrait comme un rival, ou être attiré par les composants chimiques présents dans les joints en caoutchouc.
Une autre explication évoquée est plus simple : l’ennui, combiné à la texture souple des matériaux, rendrait ces éléments particulièrement attractifs pour l’animal.
Des habitants contraints d’improviser des solutions
Face à la répétition des attaques, les habitants ont adopté diverses stratégies. Certains protègent leurs véhicules avec des bâches, d’autres utilisent des dispositifs improvisés comme des faux serpents en plastique pour dissuader l’oiseau.
Une solution semble toutefois plus efficace : l’utilisation d’huile essentielle de menthe poivrée appliquée sur les zones ciblées, dont l’odeur aurait un effet répulsif sur la perruche.
Un phénomène local devenu curiosité régionale
Malgré ces tentatives, l’oiseau continue ses incursions dans le quartier, maintenant une forme de désordre inattendu dans la vie quotidienne des habitants. Ce cas insolite illustre la manière dont une espèce introduite peut parfois modifier très concrètement l’environnement urbain.
Pour les riverains de Lochardil, ce petit perroquet est devenu une curiosité aussi agaçante que fascinante, capable à lui seul de perturber la tranquillité d’un quartier entier.
La Rédaction

