Une délégation de haut niveau, menée par le préfet du Kloto, Assan Koku Bertin, a mené jeudi une inspection rigoureuse de plusieurs centres d’enregistrement biométrique. Cette immersion opérationnelle visait à auditer le déploiement technique du dispositif, évaluer les conditions de travail des agents et mesurer l’appropriation citoyenne de ce chantier de souveraineté numérique.
Un audit de terrain pour garantir l’efficacité du dispositif
Cette tournée d’inspection s’inscrit dans le cadre du pilotage stratégique et du suivi de proximité du processus d’identification en cours dans la préfecture. Face aux exigences d’un projet d’une telle envergure, la délégation est allée au contact direct des réalités du terrain pour s’assurer de l’alignement des opérations avec les standards requis.
L’objectif majeur de cette descente consistait à valider la fluidité du parcours usager, tout en identifiant les goulets d’étranglement techniques et logistiques susceptibles de freiner la cadence des enregistrements.
Performance et accélération : Des indicateurs chiffrés encourageants
Sur les différents sites visités, les gestionnaires de centres ont présenté des bilans d’activité jugés prometteurs. La cadence quotidienne oscille désormais entre 150 et 208 enrôlements par site. Signe d’une montée en puissance du dispositif, certains centres d’excellence franchissent déjà la barre des 3 100 citoyens enregistrés depuis le lancement de la campagne.
Preuve de la structuration progressive du dispositif, la distribution des cartes biométriques pourrait débuter dès le lendemain dans certains centres, marquant le passage vers une phase plus opérationnelle du processus d’identification.
Défis logistiques et ajustements techniques
Malgré ces avancées, la mission de supervision a mis en lumière plusieurs contraintes opérationnelles. Dans certaines localités, la fréquentation reste en deçà des attentes, une situation principalement liée à un déficit de communication et de sensibilisation.
Sur le plan technique, des retards ont été observés dans la génération des Numéros d’Identification Unique (NIU). Les équipes techniques indiquent toutefois que ces difficultés, liées à des ajustements de synchronisation, sont en cours de résorption.
Les autorités ont par ailleurs rappelé que l’enregistrement demeure ouvert aux enfants, sous la responsabilité des parents, afin de garantir une couverture la plus large possible de la population.
L’appel du préfet : renforcer la sensibilisation pour optimiser la couverture
Face aux disparités de mobilisation, le préfet Assan Koku Bertin a insisté sur la nécessité d’intensifier les actions de sensibilisation auprès des populations. Selon lui, l’enjeu principal reste l’appropriation du dispositif par les citoyens à travers une meilleure communication de proximité.
Il a rappelé que l’enregistrement biométrique constitue un levier central de modernisation administrative et de planification du développement.
Dans une perspective plus large, il a souligné que cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale portée par les pays de l’UEMOA, visant à harmoniser les systèmes d’identification et à renforcer la gouvernance des données publiques.
Une opération globalement maîtrisée et multisectorielle
Au terme de la mission, le préfet a salué le bon déroulement général des opérations, estimant que les difficultés observées restent mineures et progressivement prises en charge.
La délégation comprenait notamment des représentants de la chefferie traditionnelle du Kloto, des organisations de jeunesse et de femmes, des services de l’Action sociale, des Forces de défense et de sécurité, des autorités communales, des responsables de l’Éducation nationale, de l’ICAT, de l’INSEED, ainsi que des représentants des personnes handicapées et de la presse locale.
La Rédaction

