Les premières pluies de la saison, qui se sont abattues sur la région de Kara, au nord du Togo, ont ravivé l’espoir des agriculteurs. Alors que la campagne agricole ne commencera véritablement qu’à la fin mai, ceux qui exploitent les bas-fonds s’avancent déjà en lançant leurs premières récoltes. Une initiative audacieuse qui pourrait bien redéfinir la dynamique agricole de cette région.
Les mois de mars et avril ont offert aux producteurs trois pluies nourrissantes, la dernière tombant dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 avril. Cette pluie salvatrice a arrosé les sols et redonné des couleurs aux champs. Pour les agriculteurs installés dans les zones humides, ces conditions sont propices pour les semis précoces.
Une stratégie payante pour les producteurs des bas-fonds
“Ce n’est pas encore la période de la grande saison, mais dans les bas-fonds, on peut déjà commencer à semer. Ces zones offrent des conditions plus fraîches, et cette pluie est idéale pour lancer les cultures précoces”, explique un producteur rencontré dans la préfecture de la Binah.
L’un d’eux, Eyana, cultivant à Kagnigada, a décidé de semer du maïs. Une production qu’il considère essentielle pour sa survie : “Je vends une partie de ma récolte en frais, ce qui me permet d’acheter les semences et l’engrais pour la grande saison de riz. L’autre partie me nourrit, ainsi que ma famille.” Pour lui, ces semis précoces sont bien plus qu’une simple activité agricole : ils constituent un moyen de financer la campagne à venir et de sécuriser l’alimentation quotidienne.
Une dynamique agricole pleine d’espoir
Les producteurs, bien que prudents, sont animés par un fort espoir. Si les préparatifs de la saison 2025/2026 sont en cours, l’enthousiasme reste mesuré. Toutefois, dans les champs de la région de la Kara, on note un regain d’activité : les producteurs se préparent activement, nettoient les terres et peaufinent les outils. Une fois de plus, les petites exploitations agricoles montrent leur résilience face aux défis climatiques.
Malgré les incertitudes qui persistent sur l’évolution des conditions climatiques, la pluie de ce mois d’avril offre une bouffée d’air frais. Les producteurs des bas-fonds, en particulier, démontrent leur habileté à tirer profit des premières pluies pour sécuriser leur avenir. Leur travail acharné et leur capacité à anticiper les saisons font d’eux des acteurs clés de l’agriculture togolaise.
La Rédaction

