À la date anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, les Nations unies rappellent que la non-violence constitue une démarche active, fondée sur le dialogue, l’éducation et le respect de la dignité humaine.
La non-violence est parfois confondue avec la passivité ou le refus de réagir. Elle repose pourtant sur une conviction différente : les désaccords et les injustices peuvent être affrontés sans faire de la violence un moyen d’action.
C’est cette philosophie que rappelle la Journée internationale de la non-violence, célébrée chaque 2 octobre. Instituée en 2007 par l’Assemblée générale des Nations unies, elle coïncide avec l’anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, le 2 octobre 1869. Figure majeure de l’indépendance indienne, Gandhi a contribué à faire de la résistance non violente une méthode d’action collective.
Une philosophie qui dépasse les conflits politiques
La non-violence ne concerne pas uniquement les grandes mobilisations historiques. Elle trouve également sa place dans les relations familiales, l’éducation, les communautés, les espaces professionnels et les échanges quotidiens. Harcèlement, violences domestiques, discriminations, intimidation ou discours de haine sont autant de situations dans lesquelles la prévention et le dialogue jouent un rôle déterminant.
Apprendre à résoudre un désaccord, écouter une opinion différente, respecter autrui et refuser l’humiliation contribue à prévenir la banalisation de comportements violents. Il ne s’agit pas de nier les conflits, mais de développer des mécanismes permettant de les résoudre sans porter atteinte à l’intégrité des personnes.
Au Togo : l’école comme espace de prévention
Au Togo, cette approche trouve notamment une traduction dans les initiatives éducatives consacrées au civisme, à la cohésion sociale et à la prévention de la violence. En avril 2025, le ministère chargé des enseignements primaire et secondaire a participé à la remise de documents pédagogiques destinés à renforcer la prévention de l’extrémisme violent dans les établissements secondaires, en partenariat avec l’organisation Éducation, Civisme et Citoyenneté (E2C).
À l’occasion de la Journée internationale de la paix de septembre 2026, le ministère de l’Éducation nationale a également mis en avant la promotion d’une école sans harcèlement, afin de favoriser un environnement d’apprentissage respectueux et protecteur. Ces démarches illustrent l’importance d’une prévention engagée dès le milieu scolaire.
En Afrique : le dialogue comme instrument de cohésion
À l’échelle africaine, les traditions de médiation communautaire, les mécanismes de règlement pacifique des différends et les initiatives citoyennes constituent des ressources importantes pour la prévention des violences. Organisations de femmes, mouvements de jeunes, éducateurs et responsables communautaires participent, selon les contextes, à la recherche de solutions concertées.
Cette mobilisation est particulièrement importante dans les sociétés confrontées aux tensions communautaires, aux déplacements de populations ou aux conséquences des conflits armés. Le 2 octobre rappelle que la non-violence ne consiste pas seulement à refuser de faire du mal : elle suppose de construire les conditions permettant aux désaccords de ne pas devenir des affrontements.
La Rédaction

