Comme d’habitude, au cours de l’été, l’Italie est confrontée à une saison extrêmement chaude. Cependant, cette année, l’anticyclone baptisé Charon du nom du passeur des Enfers selon la mythologie grecque pourrait faire battre des records de températures.
La chaleur est telle que, jour et nuit, on se sent littéralement comme dans un sauna selon les témoignages des habitants. Mais dans la capitale italienne, de nombreux touristes (1,6 million de présences estimées par l’Enit, l’agence italienne de tourisme pour le mois d’août 2024) ne renoncent pas à faire de longues queues pour visiter le Colisée, le Panthéon ou le Vatican ni à s’attabler en plein soleil aux terrasses des cafés et restaurants.
Les météorologues redoutent la plus forte vague de chaleur depuis la grande canicule européenne de 2003 qui avait provoqué 20 000 décès en Italie. À Rome, le mercure s’envole au-delà de 41 degrés ressentis, couplés à un très fort taux d’humidité. Les habitants de Rome n’ont qu’un désir : « scappare », comme on dit en italien, c’est-à-dire s’échapper de la capitale. Selon les confrères de RFI, les restaurants et les cafés romains ont décidé de rester fermés ces prochains jours, en raison de l’épuisement du personnel.
À l’instar de l’Italie, l’Espagne et la Grèce ont connu depuis plusieurs jours des températures extrêmement élevées qui inquiètent les autorités sanitaires en raison des risques pour la population et sont aussi susceptibles d’infliger d’importants dégâts au secteur agricole en 2023.
La Rédaction

