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	<title>Archives des Géopolitique - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Géopolitique - La Cinquième</title>
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		<title>Mozambique : à Cabo Delgado, la voie politique face à une guerre sans horizon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Après près d’une décennie d’un conflit larvé dans le nord du Mozambique, l’illusion d’une solution exclusivement militaire s’effondre. Face à l’enlisement, experts en sécurité et société civile pressent le pouvoir de Maputo d’ouvrir des canaux de négociation pour traiter les racines sociopolitiques de la rébellion. Un impératif d’autant plus urgent que la militarisation réussie des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après près d’une décennie d’un conflit larvé dans le nord du Mozambique, l’illusion d’une solution exclusivement militaire s’effondre. Face à l’enlisement, experts en sécurité et société civile pressent le pouvoir de Maputo d’ouvrir des canaux de négociation pour traiter les racines sociopolitiques de la rébellion. Un impératif d’autant plus urgent que la militarisation réussie des enclaves gazières contraste violemment avec l’instabilité tenace de la région.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MAPUTO —</strong>&nbsp;Le débat stratégique mozambicain a franchi un cap décisif : il ne s’agit plus seulement de théoriser la neutralisation armée des insurgés de Cabo Delgado, mais d’évaluer la faisabilité d’un dialogue direct avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce mois de juillet 2026, plusieurs prises de position publiques ont remis l’option politique au cœur de l’agenda sécuritaire. L’Institut d’études de sécurité (Institute for Security Studies, ISS) a réitéré qu’une pacification pérenne exigeait d’adosser l’appareil militaire à des leviers politiques, des consultations communautaires et, à terme, des pourparlers structurés. Cette analyse prolonge ses recommandations de décembre 2025, qui érigeaient déjà la médiation inclusive en priorité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’impasse de l’option militaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née dans l’ombre en 2017, la rébellion djihadiste continue d’asphyxier la province de Cabo Delgado, malgré l’appui opérationnel des troupes rwandaises aux côtés de l’armée mozambicaine. Si ces offensives conjointes ont permis de reprendre des bastions urbains et d’assurer la défense des axes critiques, elles n’ont en rien entamé la plasticité du groupe insurgé, toujours capable de recruter, de se déplacer et de frapper à sa guise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les partisans d’un virage diplomatique, l’erreur d’analyse consisterait à réduire la crise à l’action d’un terrorisme importé. L’insurrection a prospéré sur un terreau de griefs endogènes profonds : précarité d’une jeunesse déscolarisée, sentiment d’éviction face à la rente extractive, hyper-centralisation des décisions à Maputo, bavures sécuritaires répétées et marginalisation ressentie par une partie des communautés musulmanes locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport publié en juin par un collectif de chercheurs proches de la Fondation Tibverane souligne ainsi que le fil du dialogue n’est pas rompu. Des négociations demeurent envisageables, sous réserve d’établir au préalable une cartographie rigoureuse des acteurs, des revendications et des canaux de médiation légitimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fenêtre d’opportunité Daniel Chapo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’investiture de Daniel Chapo à la présidence de la République redistribution les cartes politiques. Son prédécesseur, Filipe Nyusi, originaire de la région et figure clé des réseaux makondés au sein du Frelimo (le party au pouvoir), favorisait une ligne dure articulée autour de la reconquête par les armes et de la protection sanctuarisée des investissements gaziers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire du centre du pays, Daniel Chapo s’affranchit en partie de cette tutelle identitaire et de ces réseaux historiques. Ce rééquilibrage des forces au sommet de l’État lui confère la marge de manœuvre nécessaire pour explorer une sortie de crise négociée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, le pouvoir exécutif avance avec retenue. Si le nouveau chef de l’État a entrouvert la porte à la discussion, aucun cadre formel n’a encore été structuré. Comme le pointe l’ISS, les démarches informelles et les discrets contacts de terrain pâtissent toujours de l’absence d’un mandat politique clair de la part des autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mutations sur le terrain : une coexistence paradoxale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la ligne de front, la dynamique relationnelle entre insurgés et civils s’est complexifiée. Si les premières années de l’insurrection ont été marquées par des terreurs de masse, des décapitations et le pillage systématique des villages, la doctrine des combattants s’est par la suite ajustée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains sous-secteurs, les rebelles cherchent désormais à limiter les violences aveugles pour instaurer un modus vivendi avec les populations résiduelles. Ce pragmatisme ne traduit ni un adhésion idéologique des habitants ni la fin de l’arbitraire ; il démontre néanmoins la capacité de l’insurrection à s’ancrer dans les faiblesses du tissu social local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le retour de certains déplacés dans leurs zones d’origine relève davantage de la détresse subie dans les camps humanitaires que d’un réel sentiment de sécurité. D’autant que la peur des exactions étatiques, attribuées aux forces gouvernementales lors des opérations de nettoyage, demeure vive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité hybride plaide pour un format de dialogue élargi : au-delà des belligérants armés, la table des négociations devra associer leaders religieux, autorités coutumières, acteurs civils et représentants des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’illusion des « enclaves gazières » sécurisées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) piloté par TotalEnergies incarne les contradictions majeures du conflit. Sur la péninsule d’Afungi, les infrastructures ont été façonnées comme un sanctuarisation logistique — accessible presque exclusivement par voies maritime et aérienne —, étanche aux soubresauts sécuritaires du reste de la province.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle d’enclave permet certes aux multinationales d’envisager la relance de leurs activités industrielles dans un environnement hautement dégradé. Mais il traduit également une résignation : celle d’un capitalisme extractif prêt à gérer la guerre à sa périphérie plutôt qu’à en attendre la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insécurité résiduelle continue d’ailleurs d’asphyxier la reconstruction du tissu économique régional. Elle creuse un fossé béat entre la prospective d’une manne gazière chiffrée en milliards de dollars et le dénuement des populations locales, toujours proies au déplacement, au chômage et à la ruine des services publics de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une voie étroite et exigeante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’engager sur la voie de la négociation ne signifie ni cautionner les atrocités commises ni relâcher la vigilance sécuritaire. L’enjeu consiste à désagréger la rébellion en isolant ses franges idéologiquement irréductibles de ses contingents locaux, à offrir des portes de sortie honorables aux combattants mozambicains et à restaurer la confiance brisée entre l’État et ses citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise sera assurément ardue, morcelée et exposée aux sabotages. Elle imposera également d’ordonner et de financer les multiples initiatives de médiation de basse intensité qui émaillent le territoire sans coordination globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après bientôt dix ans de conflit, le véritable point de bascule réside dans le fait que le dialogue n’est plus un sujet tabou : il s’impose désormais dans le débat public. Si la force armée a permis de verrouiller des positions stratégiques, elle s’est révélée incapable de traiter les maux qui ont armé la rébellion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Cabo Delgado, la question n’est plus de savoir si le dialogue comporte des risques, mais de déterminer combien de temps encore le Mozambique peut soutenir le coût humain, politique et économique d’une guerre d’usure sans perspective de victoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources principales :</strong>&nbsp;Institute for Security Studies (ISS) ; Fondation Tibverane ; Armed Conflict Location &amp; Event Data Project (ACLED) ; The New Humanitarian ; Mozambique News Reports and Clippings.</p>
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		<title>L’Égypte ravive le bras de fer diplomatique autour du barrage éthiopien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Barrage de la renaissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Les tensions entre l’Égypte et l’Éthiopie autour du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) connaissent un nouveau regain. Le Caire accuse Addis-Abeba d’exploiter l’ouvrage de manière unilatérale, sans concertation avec les pays situés en aval du Nil, estimant que cette gestion met en péril la sécurité hydrique de l’Égypte et du Soudan. Le Caire [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les tensions entre l’Égypte et l’Éthiopie autour du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) connaissent un nouveau regain. Le Caire accuse Addis-Abeba d’exploiter l’ouvrage de manière unilatérale, sans concertation avec les pays situés en aval du Nil, estimant que cette gestion met en péril la sécurité hydrique de l’Égypte et du Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Caire dénonce une gestion unilatérale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a réaffirmé que la question de l’eau constituait un enjeu « existentiel » pour son pays, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au Caire avec son homologue mozambicaine, Manuela Lucas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, l’Éthiopie poursuit l’exploitation du barrage sans respecter les principes de coordination préalable ni les règles du droit international applicables aux cours d’eau transfrontaliers. Il reproche également à Addis-Abeba de privilégier une approche politique au détriment d’une coopération régionale durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Égypte, aucun État situé en amont ne peut prendre seul des décisions susceptibles d’affecter les ressources hydriques des pays riverains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des conséquences évoquées pour le Soudan</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la diplomatie égyptienne affirme que les récentes opérations de rétention d’eau menées par l’Éthiopie ont déjà produit des effets en aval.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la baisse du niveau des eaux observée ces derniers jours au Soudan aurait perturbé l’approvisionnement en eau de certaines populations, renforçant les inquiétudes exprimées depuis plusieurs années par Le Caire et Khartoum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Égypte insiste toutefois sur le fait qu’elle ne conteste pas le droit de l’Éthiopie à produire de l’électricité et à soutenir son développement économique. Elle estime en revanche que ces ambitions doivent être conciliées avec les besoins vitaux des pays dépendant du Nil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’Éthiopie a le droit au développement, mais l’Égypte et le Soudan ont également le droit à la vie », a résumé Badr Abdelatty.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un différend qui dure depuis plus d’une décennie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Grand barrage de la Renaissance est au cœur des tensions régionales depuis le lancement de sa construction en 2011 sur le Nil Bleu. Présenté par Addis-Abeba comme le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique, l’ouvrage est devenu un symbole de souveraineté nationale et de développement économique pour l’Éthiopie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son inauguration officielle en septembre 2025 n’a toutefois pas mis fin aux désaccords avec l’Égypte et le Soudan, qui continuent de réclamer un accord juridiquement contraignant définissant les modalités de remplissage et d’exploitation du barrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Éthiopie, de son côté, considère qu’un tel accord n’est pas indispensable et affirme que le projet ne vise pas à porter atteinte aux intérêts de ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une médiation toujours dans l’impasse</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociations entre les trois pays ont connu plusieurs cycles sans parvenir à un compromis durable. Après une longue interruption, les discussions avaient repris en 2023 avant de s’enliser à nouveau l’année suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle passe d’armes diplomatique montre que le différend reste entier. Au-delà du barrage lui-même, il soulève la question plus large de la gouvernance des ressources en eau du bassin du Nil, dans un contexte où la croissance démographique et les effets du changement climatique accentuent les pressions sur cette ressource stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les trois pays, trouver un équilibre entre les impératifs de développement, la production d’énergie et la sécurité hydrique demeure l’un des principaux défis géopolitiques de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Afrique : l’inquiétante expansion des réseaux de recrutement pour la guerre en Ukraine</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/afrique-linquietante-expansion-des-reseaux-de-recrutement-pour-la-guerre-en-ukraine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Botswana est devenu le dernier pays africain à tirer la sonnette d’alarme face à un phénomène qui prend de l’ampleur sur le continent : le recrutement de ressortissants africains pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. Les autorités dénoncent des réseaux qui utilisent de fausses offres d’emploi ou de formation pour attirer des candidats avant de les envoyer sur le front.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Botswana alerte sur une hausse des recrutements</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement botswanais affirme constater une augmentation préoccupante des cas impliquant ses citoyens. Selon le ministère des Relations internationales, plusieurs Botswanais déployés en Ukraine ont contacté les autorités pour signaler les conditions particulièrement dangereuses dans lesquelles ils combattent et demander de l’aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans avancer de chiffres précis, Gaborone évoque une progression « alarmante » de ces recrutements. Les autorités rappellent qu’au moins deux jeunes Botswanais avaient déjà été identifiés, fin 2025, comme victimes de ce type de recrutement après avoir répondu à des propositions présentées comme des opportunités professionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le gouvernement appelle désormais la population à faire preuve de la plus grande vigilance face aux offres d’emploi ou de formation à l’étranger dont l’origine ou les conditions ne peuvent être clairement vérifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un phénomène qui s’étend à plusieurs pays africains</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Botswana n’est pas un cas isolé. Selon le collectif&nbsp;<strong>All Eyes on Wagner</strong>, plus de 1 400 Africains auraient été recrutés entre janvier 2023 et septembre 2025 pour rejoindre les forces russes engagées dans la guerre en Ukraine. Plus de 300 d’entre eux auraient trouvé la mort sur le champ de bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation estime que ces recrutements reposent sur des réseaux transnationaux ciblant principalement de jeunes Africains confrontés au chômage ou à la précarité économique. Les candidats seraient attirés par des promesses d’emplois bien rémunérés, de formations ou de contrats de sécurité avant d’être redirigés vers des unités combattantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les gouvernements africains réagissent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs États ont commencé à prendre des mesures pour tenter d’enrayer ce phénomène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kenya affirme avoir obtenu de Moscou l’engagement de mettre un terme au recrutement de ses ressortissants. De son côté, le Ghana estime que 272 de ses citoyens ont été attirés dans ce dispositif et annonce vouloir démanteler les réseaux criminels responsables de ces recrutements. Le Cameroun ainsi que plusieurs pays d’Afrique australe ont également signalé des situations similaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces alertes successives montrent que le phénomène dépasse désormais des cas isolés et constitue une préoccupation croissante pour plusieurs gouvernements africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une nouvelle dimension de la guerre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des combats sur le terrain, la guerre en Ukraine s’étend désormais aux circuits internationaux de recrutement. Les difficultés économiques rencontrées par une partie de la jeunesse africaine offrent un terrain favorable aux réseaux qui promettent un emploi ou une formation avant d’impliquer leurs recrues dans un conflit armé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution soulève également des questions sur la protection des migrants, la lutte contre les filières de recrutement illégal et la coopération entre les États africains pour identifier et démanteler ces réseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités botswanaises, la priorité est désormais d’empêcher que d’autres citoyens ne tombent dans ces pièges en renforçant la sensibilisation et en invitant toute personne sollicitée pour un emploi à l’étranger à vérifier systématiquement la crédibilité des recruteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Conflit avec l’Iran : Washington élargit son alerte de sécurité à l’ensemble de ses ressortissants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Les États-Unis ont renforcé leurs consignes de sécurité à destination de leurs citoyens, estimant que les tensions persistantes avec l’Iran pourraient avoir des répercussions au-delà du Moyen-Orient. Sans évoquer de menace précise, Washington appelle à une vigilance accrue face à un contexte jugé instable et imprévisible. L’administration américaine a renouvelé, le 20 juillet, son appel [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les États-Unis ont renforcé leurs consignes de sécurité à destination de leurs citoyens, estimant que les tensions persistantes avec l’Iran pourraient avoir des répercussions au-delà du Moyen-Orient. Sans évoquer de menace précise, Washington appelle à une vigilance accrue face à un contexte jugé instable et imprévisible.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration américaine a renouvelé, le 20 juillet, son appel à la prudence auprès de l’ensemble de ses ressortissants. Dans un message diffusé par le Département d’État, les autorités soulignent que l’évolution du conflit avec l’Iran pourrait entraîner des conséquences sécuritaires dépassant le seul théâtre moyen-oriental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en garde intervient alors que les tensions régionales demeurent élevées et que plusieurs pays suivent de près l’évolution de la situation. Pour Washington, l’environnement sécuritaire reste particulièrement volatil, ce qui justifie un renforcement des recommandations adressées aux citoyens américains, où qu’ils se trouvent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vigilance renforcée pour les voyageurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département d’État recommande aux Américains présents au Moyen-Orient de faire preuve d’une vigilance accrue et de se préparer à d’éventuelles perturbations de leurs déplacements. Les autorités évoquent notamment des annulations de vols, des fermetures temporaires d’espaces aériens et des restrictions susceptibles d’affecter les liaisons régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington invite également ses ressortissants à reconsidérer tout projet de voyage ou de transit dans la région tant que les tensions restent élevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des intérêts américains potentiellement exposés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités américaines estiment par ailleurs que l’Iran ou des groupes qui lui sont affiliés pourraient viser des intérêts américains ou des sites associés aux États-Unis en dehors même du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si aucun renseignement ne fait état d’une menace imminente, cette évaluation conduit Washington à étendre ses recommandations de sécurité à l’ensemble de ses ressortissants à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle alerte illustre la prudence des autorités américaines face à un conflit dont les conséquences pourraient dépasser le cadre régional, tant sur le plan sécuritaire que sur celui des transports internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources et références</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Département d’État des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte officiel du Département d’État sur le réseau X.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/conflit-avec-liran-washington-elargit-son-alerte-de-securite-a-lensemble-de-ses-ressortissants/">Conflit avec l’Iran : Washington élargit son alerte de sécurité à l’ensemble de ses ressortissants</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>L’anachronisme des îles Diomède : la frontière où un jour sépare deux mondes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[détroit de Béring]]></category>
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		<category><![CDATA[ligne de changement de date]]></category>
		<category><![CDATA[Petite Diomède]]></category>
		<category><![CDATA[Russie États-Unis frontière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Entre la Russie et les États-Unis, deux îles séparées par moins de quatre kilomètres incarnent l’une des fractures les plus spectaculaires de la planète. Entre Grande et Petite Diomède, la ligne internationale de changement de date transforme une simple frontière maritime en rupture temporelle. Un détroit minuscule au cœur d’une séparation continentale Dans le détroit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre la Russie et les États-Unis, deux îles séparées par moins de quatre kilomètres incarnent l’une des fractures les plus spectaculaires de la planète. Entre Grande et Petite Diomède, la ligne internationale de changement de date transforme une simple frontière maritime en rupture temporelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un détroit minuscule au cœur d’une séparation continentale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le détroit de Béring, entre la&nbsp;Russia&nbsp;et les&nbsp;United States, deux îles rocheuses se font face : la Grande Diomède à l’ouest et la Petite Diomède à l’est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Séparées par environ 3,8 kilomètres, elles sont pourtant placées dans deux espaces politiques distincts, mais aussi dans deux temporalités différentes. Cette configuration fait des îles Diomède un cas unique où la proximité géographique coexiste avec une rupture totale des systèmes de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La ligne internationale de changement de date : une frontière invisible mais décisive</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La singularité du lieu repose sur la ligne internationale de changement de date, une convention géographique destinée à organiser le calendrier mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alignée globalement sur le 180e méridien mais ajustée pour des raisons politiques, cette ligne impose un décalage d’un jour complet lors de son franchissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas des îles Diomède, cela se traduit par un écart temporel d’environ 21 à 23 heures entre les deux rives. La Grande Diomède est en avance sur la Petite Diomède, créant une situation unique : deux territoires visibles l’un depuis l’autre mais séparés par presque une journée entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une frontière héritée des équilibres stratégiques du XXe siècle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La configuration actuelle du détroit de Béring s’inscrit dans une histoire longue, marquée notamment par la vente de l’Alaska en 1867 par l’Empire russe aux États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la guerre froide, cet espace devient une zone stratégique majeure entre blocs opposés. Les îles Diomède sont alors intégrées dans une logique de surveillance militaire, dans un secteur parfois qualifié de « rideau de glace ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la Grande Diomède est administrée par la&nbsp;Russia&nbsp;tandis que la Petite Diomède relève des&nbsp;United States. Une petite communauté inuite (Inupiat) vit sur la Petite Diomède, tandis que la Grande Diomède est dépourvue de population civile permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges directs entre les deux îles sont inexistants, en raison de la combinaison de contraintes politiques, climatiques et logistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un espace extrême où la proximité physique ne produit aucun contact</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le détroit de Béring est l’un des environnements les plus hostiles de l’hémisphère nord : températures polaires, banquise saisonnière, vents violents et visibilité réduite une partie de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la proximité entre les deux îles reste essentiellement théorique. Même visibles à l’œil nu par temps clair, elles sont séparées par une frontière internationale stricte et par l’absence d’infrastructures de liaison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation crée un paradoxe : une continuité géographique interrompue par une séparation politique totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les îles Diomède : une matérialisation du temps construit</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de leur dimension géographique, les îles Diomède illustrent un principe fondamental de la géopolitique contemporaine : le temps mondial est une construction humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ligne de changement de date n’est pas une frontière naturelle, mais une convention internationale. Pourtant, elle produit ici un effet tangible et spectaculaire : deux espaces voisins appartiennent à deux jours différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cas extrême rend visible une réalité souvent abstraite : les systèmes de temps, comme les frontières, sont des outils d’organisation politique du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une frontière où la géographie rencontre le temps politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les îles Diomède constituent l’un des points les plus singuliers de la cartographie mondiale. Elles rappellent que les frontières ne séparent pas seulement des territoires, mais aussi des temporalités et des systèmes de réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques kilomètres près, le monde bascule d’un jour à l’autre. Et dans ce détroit étroit, la géographie cesse d’être seulement un espace : elle devient une construction politique du temps lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/lanachronisme-des-iles-diomede-la-frontiere-ou-un-jour-separe-deux-mondes/">L’anachronisme des îles Diomède : la frontière où un jour sépare deux mondes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Transition énergétique : l’Afrique veut briser le cycle de l’exportation brute de ses minéraux critiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Réunis à Abidjan sous l’égide de la Banque africaine de développement (BAD), les ministres africains, les institutions financières et les acteurs du secteur privé affichent une ambition stratégique : sortir du rôle de simple fournisseur de matières premières pour devenir un acteur industriel majeur de la transition énergétique mondiale grâce à la transformation locale des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Abidjan sous l’égide de la Banque africaine de développement (BAD), les ministres africains, les institutions financières et les acteurs du secteur privé affichent une ambition stratégique : sortir du rôle de simple fournisseur de matières premières pour devenir un acteur industriel majeur de la transition énergétique mondiale grâce à la transformation locale des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ambition d’Abidjan : en finir avec la « malédiction des matières premières »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum ministériel sur les minéraux critiques, organisé récemment à Abidjan, a marqué une volonté politique claire de réorienter le modèle extractif africain. Les participants ont appelé à une refonte profonde de la gestion des ressources stratégiques du continent afin de privilégier la création de valeur locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, l’Afrique a exporté une grande partie de ses richesses minières sous forme brute, laissant les étapes les plus rentables de la chaîne industrielle aux économies développées et émergentes disposant des capacités de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau cap affiché consiste désormais à développer des industries locales capables de transformer ces ressources sur place, de créer des emplois qualifiés et de renforcer l’autonomie économique du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’Afrique est prête à faire des minéraux critiques un levier de transformation industrielle », a déclaré Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, lors de la présentation des conclusions du forum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation traduit une volonté de rompre avec un modèle longtemps considéré comme une forme de dépendance structurelle : celui d’un continent riche en ressources naturelles mais captant une faible part de leur valeur économique finale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le paradoxe géopolitique du sous-sol africain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique occupe une position centrale dans la nouvelle bataille mondiale pour les ressources nécessaires à la transition énergétique. Le développement des véhicules électriques, des batteries, des technologies numériques et des infrastructures vertes repose sur un accès sécurisé à plusieurs minerais stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent concentre près de 30 % des réserves mondiales de métaux critiques, notamment le cobalt, le lithium, le graphite, les terres rares, le cuivre, le nickel, le manganèse et les métaux du groupe du platine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette richesse géologique ne se traduit pas encore par une puissance industrielle équivalente. En exportant principalement des minerais non transformés, les pays africains restent éloignés des segments les plus lucratifs de la chaîne de valeur mondiale, comme la fabrication de batteries, les composants électroniques ou les équipements liés aux énergies renouvelables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, le continent doit engager un « changement de paradigme ». Les futurs partenariats internationaux devront intégrer davantage de transformation locale, de transfert de technologies et de développement industriel partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les conditions d’une industrialisation minière durable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation des ambitions africaines en réalité industrielle dépendra de plusieurs leviers essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier concerne les infrastructures. La réussite d’une industrie minière transformée localement nécessite des investissements massifs dans la production énergétique, les réseaux électriques fiables, les infrastructures ferroviaires et les corridors de transport reliant les zones d’extraction aux centres industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième enjeu porte sur la gouvernance et l’attractivité économique. L’harmonisation des réglementations, la transparence des contrats miniers et la stabilité des cadres juridiques sont considérées comme indispensables pour attirer les investissements privés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième défi concerne le capital humain et la technologie. L’Afrique devra accélérer la formation d’ingénieurs, de techniciens spécialisés et de cadres capables de maîtriser les nouvelles technologies liées à l’exploitation et à la transformation des minerais critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’intégration régionale apparaît comme une condition stratégique. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait permettre de créer des marchés suffisamment vastes pour soutenir des chaînes de valeur africaines intégrées plutôt qu’une compétition isolée entre pays producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Banque africaine de développement en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de cette transformation dépendra largement de la capacité des États africains à mobiliser des financements importants. La BAD entend jouer un rôle central dans cette nouvelle phase industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution prévoit notamment d’accompagner le développement des infrastructures indispensables au fonctionnement des unités de transformation, comme les centrales électriques, les réseaux logistiques et les voies de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle souhaite également aider les gouvernements africains à structurer des projets industriels solides capables d’attirer des investisseurs internationaux et à soutenir l’émergence de chaînes de valeur régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est de faire des minéraux critiques non plus une simple source d’exportation, mais un moteur de souveraineté économique et d’industrialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Abidjan, le message envoyé est clair : l’Afrique veut désormais participer pleinement à la révolution énergétique mondiale, non seulement comme fournisseur de ressources, mais comme territoire de production, d’innovation et de création de richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>La CPI dans la tourmente : Washington ouvre un nouveau front contre le droit pénal international</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/la-cpi-dans-la-tourmente-washington-ouvre-un-nouveau-front-contre-le-droit-penal-international/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>L’administration américaine a lancé une offensive politique et diplomatique d’une ampleur inédite contre la Cour pénale internationale (CPI). Accusant l’institution judiciaire basée à La Haye de représenter une menace pour la souveraineté des États-Unis et pour leurs citoyens, Washington entend désormais mobiliser ses alliés afin de réduire son influence, limiter ses capacités d’action et contester [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/la-cpi-dans-la-tourmente-washington-ouvre-un-nouveau-front-contre-le-droit-penal-international/">La CPI dans la tourmente : Washington ouvre un nouveau front contre le droit pénal international</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">L’administration américaine a lancé une offensive politique et diplomatique d’une ampleur inédite contre la Cour pénale internationale (CPI). Accusant l’institution judiciaire basée à La Haye de représenter une menace pour la souveraineté des États-Unis et pour leurs citoyens, Washington entend désormais mobiliser ses alliés afin de réduire son influence, limiter ses capacités d’action et contester son autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle confrontation dépasse le seul désaccord entre les États-Unis et une juridiction internationale. Elle ravive une question fondamentale qui accompagne la CPI depuis sa création : jusqu’où peut aller la justice internationale face aux États qui refusent de reconnaître sa compétence ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une offensive américaine contre une institution créée pour lutter contre l’impunité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement américain affirme vouloir mener une campagne destinée à « priver systématiquement la CPI de sa capacité à fonctionner » lorsqu’elle vise des militaires ou des responsables américains. Selon le Département d’État, les mesures envisagées pourraient inclure de nouvelles sanctions financières, des restrictions de déplacement contre des responsables liés à la Cour et une pression diplomatique sur les pays qui continuent de soutenir l’institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Washington, la CPI aurait dépassé son mandat initial en cherchant à exercer une compétence sur des citoyens américains alors que les États-Unis n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, le traité fondateur adopté en 1998 qui a créé la Cour en 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire d’État américain Marco Rubio accuse ainsi la CPI et ses soutiens de mener une forme de « guerre » contre les États-Unis à travers les instruments du droit international. Une rhétorique qui traduit une opposition ancienne de Washington à toute juridiction extérieure susceptible, selon lui, de limiter la souveraineté américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un conflit ancien ravivé par le dossier israélien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offensive intervient dans un contexte marqué par les tensions autour des enquêtes de la CPI concernant plusieurs conflits internationaux, notamment la guerre à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février 2025, l’administration Trump avait déjà imposé des sanctions contre certains responsables de la Cour après l’émission d’un mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le cadre de l’enquête liée aux événements à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Washington, cette décision illustre une dérive de la CPI qui utiliserait son mandat judiciaire contre des responsables politiques et militaires d’États alliés des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ses défenseurs, au contraire, la Cour ne fait qu’exercer la mission qui lui a été confiée : enquêter sur les crimes les plus graves lorsque les systèmes judiciaires nationaux ne peuvent ou ne veulent pas agir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La souveraineté des États face à l’universalité du droit</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette confrontation se trouve une fracture philosophique majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis défendent une conception classique de la souveraineté nationale selon laquelle aucune institution internationale ne devrait pouvoir poursuivre leurs ressortissants sans leur consentement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CPI repose, elle, sur un principe différent : certains crimes — crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide — concernent l’ensemble de la communauté internationale et ne doivent pas rester impunis lorsque les juridictions nationales échouent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension n’est pas nouvelle. Plusieurs grandes puissances mondiales n’ont jamais pleinement adhéré au système de la CPI. Les États-Unis, la Russie et Israël ont signé le Statut de Rome sans le ratifier. La Chine et l’Inde n’ont jamais rejoint le traité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour demeure donc une institution puissante sur le plan symbolique mais confrontée depuis sa naissance à une difficulté structurelle : poursuivre des responsables internationaux tout en dépendant de la coopération des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des précédents de retrait qui fragilisent la Cour</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La CPI a déjà connu plusieurs crises politiques. Certains États ont quitté officiellement la juridiction, comme le Burundi en 2017 et les Philippines en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres pays ont annoncé leur départ avant de revenir sur leur décision. L’Afrique du Sud avait engagé une procédure de retrait en 2016 avant que celle-ci soit abandonnée après une décision de justice nationale. La Gambie avait également annoncé son retrait avant de revenir sur cette position après un changement politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces épisodes montrent que la CPI évolue dans un environnement diplomatique fragile, où les considérations politiques nationales influencent directement la relation des États avec la justice internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des juges contestent les sanctions américaines</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La confrontation a également pris une dimension judiciaire. Trois juges de la CPI sanctionnés par Washington ont engagé une procédure aux États-Unis, estimant que les mesures prises contre eux constituaient une pression illégale destinée à entraver leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bataille judiciaire illustre une situation paradoxale : une institution créée pour défendre l’État de droit se retrouve elle-même au centre d’un affrontement juridique entre grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel avenir pour la justice internationale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne américaine contre la CPI ouvre une nouvelle période d’incertitude pour la justice pénale internationale. Si Washington parvient à convaincre certains partenaires de réduire leur coopération avec la Cour, son fonctionnement pourrait être fortement affecté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette crise pourrait également renforcer le débat sur la nécessité d’une justice internationale indépendante, capable d’agir même lorsque les puissances majeures refusent de se soumettre à ses règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de vingt ans après sa création, la CPI reste confrontée à son paradoxe fondateur : elle est chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le monde, mais son efficacité dépend encore largement de la volonté politique des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille engagée entre Washington et La Haye ne porte donc pas seulement sur le fonctionnement d’une institution. Elle pose une question plus large : dans un monde marqué par le retour des rivalités de puissance, le droit international peut-il encore s’imposer face aux intérêts des États ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source : Département d’État américain ; Cour pénale internationale (CPI) ; documents officiels relatifs au Statut de Rome ; déclarations publiques de l’administration américaine.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/la-cpi-dans-la-tourmente-washington-ouvre-un-nouveau-front-contre-le-droit-penal-international/">La CPI dans la tourmente : Washington ouvre un nouveau front contre le droit pénal international</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Haïti : quand les camps de déplacés deviennent le nouveau front des gangs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Port-au-Prince – En Haïti, la violence armée franchit une nouvelle étape. Les groupes criminels ne contrôlent plus seulement des quartiers entiers de la capitale : ils étendent désormais leur emprise jusqu’aux lieux où se réfugient les populations ayant fui les combats. Une crise humanitaire qui révèle l’effondrement progressif des derniers espaces de protection. Pendant des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Port-au-Prince – En Haïti, la violence armée franchit une nouvelle étape. Les groupes criminels ne contrôlent plus seulement des quartiers entiers de la capitale : ils étendent désormais leur emprise jusqu’aux lieux où se réfugient les populations ayant fui les combats. Une crise humanitaire qui révèle l’effondrement progressif des derniers espaces de protection.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, quitter un quartier contrôlé par les gangs représentait encore une possibilité de survie. Des milliers de familles haïtiennes abandonnaient leurs maisons, leurs commerces et leurs repères avec l’espoir de trouver ailleurs un minimum de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, cette frontière entre les zones de violence et les espaces de refuge tend à disparaître. À Port-au-Prince, les camps de déplacés internes, installés dans des écoles, des bâtiments publics ou des centres communautaires, sont à leur tour exposés à l’insécurité. Ceux qui ont fui les affrontements se retrouvent désormais confrontés à une nouvelle menace dans les lieux censés les protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise haïtienne entre ainsi dans une nouvelle phase : les populations civiles ne cherchent plus seulement à échapper aux violences, elles tentent de trouver un endroit où elles puissent simplement survivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le dernier refuge n’existe plus</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mission menée récemment par plusieurs organisations humanitaires internationales a dressé un constat particulièrement alarmant. Pour les acteurs présents sur le terrain, la situation actuelle marque un basculement : les conséquences de la domination des groupes armés ne se limitent plus aux affrontements territoriaux, elles touchent directement les populations les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains sites de déplacés, les conditions de vie deviennent chaque jour plus difficiles. Des familles entières s’entassent dans des espaces provisoires, souvent privés des infrastructures essentielles. Beaucoup ont déjà connu plusieurs déplacements successifs, contraintes de quitter un quartier après l’autre au rythme de l’expansion des groupes criminels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déplacement interne, qui devait être une réponse temporaire à la violence, s’est transformé en un cycle sans fin. Fuir ne signifie plus retrouver la sécurité, mais simplement repousser une menace devenue omniprésente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une crise humanitaire à l’échelle d’un pays</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisations internationales, près de 1,5 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur d’Haïti. Ce chiffre illustre l’ampleur d’une crise qui dépasse largement la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Port-au-Prince, la pression sur les services essentiels atteint un niveau critique. Les structures sanitaires encore opérationnelles doivent répondre à des besoins toujours plus importants alors que les moyens diminuent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les établissements de santé, les humanitaires décrivent une situation marquée par la saturation et le manque de ressources. Des femmes venant d’accoucher se retrouvent parfois sans conditions adaptées, tandis que les équipes médicales doivent continuer à travailler dans un environnement marqué par l’urgence permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’effondrement progressif des services publics accentue la vulnérabilité des populations déjà frappées par les violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les femmes et les enfants au cœur de la catastrophe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise haïtienne frappe avec une intensité particulière les femmes et les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations humanitaires alertent sur la multiplication des violences sexuelles commises par les groupes armés. Dans un contexte où les territoires sont utilisés comme instruments de contrôle, les corps des femmes et des jeunes filles deviennent une cible de domination et d’intimidation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants sont également confrontés à une situation dramatique. Le recrutement de mineurs par les groupes armés progresse, tandis que les violations graves commises contre eux augmentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité menace de transformer durablement la société haïtienne. Une partie de la jeunesse grandit aujourd’hui dans un environnement où la violence, le déplacement et la peur deviennent des éléments permanents du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Port-au-Prince, une capitale fragmentée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La capitale haïtienne concentre l’essentiel des difficultés. Dans plusieurs quartiers, les groupes armés ont progressivement imposé leur influence, réduisant la capacité des institutions publiques à assurer leurs missions fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fragmentation du territoire complique l’action humanitaire. Les organisations doivent intervenir dans des zones où l’accès reste difficile et où la sécurité des populations comme celle des travailleurs humanitaires demeure fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise actuelle ne correspond donc plus uniquement à un problème d’ordre public. Elle révèle une fragilisation profonde de l’État haïtien, dont les conséquences sociales et humaines deviennent chaque jour plus visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre réponse sécuritaire et reconstruction durable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, la communauté internationale tente de répondre sur deux fronts : restaurer la sécurité et éviter une catastrophe humanitaire prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déploiement d’une force destinée à lutter contre les gangs constitue une tentative de reprendre progressivement le contrôle des zones dominées par les groupes armés. Mais les acteurs humanitaires rappellent que la stabilisation du pays ne pourra pas reposer uniquement sur une réponse sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconstruction d’Haïti nécessitera également un renforcement des services publics, un soutien massif aux populations déplacées et une stratégie de long terme capable de restaurer la confiance dans les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la bataille qui se joue aujourd’hui ne concerne pas seulement le contrôle des rues de Port-au-Prince. Elle concerne la capacité d’un pays à empêcher que des millions de citoyens perdent définitivement leur droit à la sécurité, à la dignité et à un avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://news.un.org/fr/story/2026/07/1159136">Organisation des Nations unies (ONU) – Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ; Norwegian Refugee Council (NRC) ; Organisation internationale pour les migrations (OIM) ; déclarations des responsables humanitaires présentées au siège des Nations unies à New York.</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Guinée : la menace jihadiste gagne la frontière malienne et fragilise le commerce régional</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/guinee-la-menace-jihadiste-gagne-la-frontiere-malienne-et-fragilise-le-commerce-regional/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité et Défense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le blocus imposé par des groupes jihadistes à Kourémalé, dans le nord-est de la Guinée, a révélé une nouvelle réalité sécuritaire pour Conakry. Longtemps préservé des violences qui frappent le Sahel central, le pays voit désormais la menace armée se rapprocher de ses frontières, avec des conséquences directes sur les échanges commerciaux, le transport et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le blocus imposé par des groupes jihadistes à Kourémalé, dans le nord-est de la Guinée, a révélé une nouvelle réalité sécuritaire pour Conakry. Longtemps préservé des violences qui frappent le Sahel central, le pays voit désormais la menace armée se rapprocher de ses frontières, avec des conséquences directes sur les échanges commerciaux, le transport et les activités minières artisanales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kourémalé, le nouveau symbole de la vulnérabilité guinéenne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conakry</strong>&nbsp;– La frontière entre la Guinée et le Mali est devenue un nouveau point d’attention dans la lutte contre l’expansion jihadiste en Afrique de l’Ouest. En avril 2026, le blocus imposé à Kourémalé, une localité stratégique située dans la région de Kankan, a provoqué une onde de choc parmi les populations locales et les acteurs économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fermeture forcée d’un axe essentiel reliant la Guinée au Mali a profondément perturbé les échanges transfrontaliers. Commerçants, transporteurs et orpailleurs ont vu leurs activités paralysées, tandis que la peur s’est installée dans une zone jusque-là davantage connue pour son dynamisme économique que pour son insécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Après les attaques au Mali, c’était la psychose », résument plusieurs habitants confrontés à une nouvelle réalité : la frontière ne représente plus seulement une ligne commerciale, mais aussi une possible porte d’entrée pour les groupes armés actifs dans le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le choc d’une menace venue du Sahel central</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs années, la Guinée a échappé aux principales vagues d’attaques jihadistes qui ont frappé le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Mais l’évolution des groupes armés dans la région modifie progressivement les équilibres sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La multiplication des opérations jihadistes dans le sud du Mali fait craindre une extension de la zone d’influence des organisations armées vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Guinée, avec ses longues frontières avec le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, apparaît désormais comme un territoire exposé. La proximité géographique avec les foyers d’instabilité sahéliens constitue un défi majeur pour les autorités militaires et sécuritaires de Conakry.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un corridor économique sous pression</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Kourémalé occupe une position stratégique dans les relations économiques entre la Guinée et le Mali. La route qui traverse cette zone constitue un passage essentiel pour les marchandises, les voyageurs et les produits agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque cet axe est perturbé, ce sont des milliers de petits acteurs économiques qui sont directement touchés. Les transporteurs subissent les restrictions de circulation, les commerçants perdent leurs revenus et les communautés frontalières voient leurs activités ralentir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de l’orpaillage artisanal, très présent dans cette partie du pays, est également fragilisé. De nombreux travailleurs dépendent des mouvements transfrontaliers avec le Mali, un pays où l’exploitation artisanale de l’or occupe une place importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conakry face au défi de la prévention</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités guinéennes, l’enjeu n’est plus seulement de répondre aux attaques lorsqu’elles surviennent, mais d’empêcher l’installation durable de réseaux armés sur le territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement du contrôle des frontières, la coopération avec les pays voisins et le développement des zones rurales apparaissent comme des éléments essentiels d’une stratégie préventive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car dans plusieurs régions du Sahel, l’expansion jihadiste s’est souvent appuyée sur des espaces fragilisés par la pauvreté, le manque de services publics et la faible présence de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Guinée tente donc d’éviter un scénario déjà observé ailleurs : voir une crise sécuritaire se transformer progressivement en crise territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Sahel repousse ses frontières vers l’Afrique de l’Ouest côtière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de Kourémalé illustre une tendance régionale plus large. Les groupes jihadistes cherchent depuis plusieurs années à étendre leur influence au-delà de leurs bastions historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique inquiète particulièrement les pays du littoral ouest-africain, qui renforcent leurs dispositifs de sécurité face au risque d’infiltration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Guinée, le défi est double : protéger ses populations tout en maintenant ouverts les corridors économiques indispensables à son développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de Kourémalé rappelle ainsi que la frontière sahélienne n’est plus seulement une question de sécurité extérieure. Elle devient un enjeu intérieur, économique et social pour un pays qui doit désormais composer avec une menace régionale en pleine mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title> Algérie-Mali : après 15 mois de crise, Alger et Bamako amorcent un dégel stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réouverture des espaces aériens et le retour des ambassadeurs marquent une première étape vers une normalisation des relations entre l’Algérie et le Mali. Après une crise diplomatique déclenchée par l’affaire du drone abattu en 2025 et aggravée par les divergences sur le Sahara occidental, les deux voisins cherchent désormais à rétablir un dialogue rendu indispensable par les enjeux sécuritaires du Sahel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un rapprochement après une rupture diplomatique sans précédent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alger</strong>&nbsp;– La crise diplomatique entre l’Algérie et le Mali semble entrer dans une nouvelle phase. Vendredi, les deux pays ont annoncé simultanément la réouverture de leurs espaces aériens respectifs et le retour de leurs ambassadeurs, mettant fin à plusieurs mois de tensions ouvertes entre deux acteurs majeurs du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bamako a annoncé la levée des restrictions imposées aux aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie. Dans la foulée, les autorités maliennes ont confirmé le retour de leur ambassadeur à Alger, rappelé en avril 2025 au plus fort de la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures auparavant, Alger avait pris une décision similaire en annonçant la reprise des vols avec le Mali et le retour de son représentant diplomatique à Bamako. Kamel Retieb, rappelé après l’escalade provoquée par l’affaire du drone militaire malien, doit ainsi reprendre ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces annonces constituent un signal politique important après plus d’un an de confrontation diplomatique entre deux pays que tout oblige pourtant à coopérer : une longue frontière commune, des intérêts sécuritaires partagés et une exposition directe aux menaces jihadistes dans le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’affaire du drone, point de rupture entre Alger et Bamako</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dégradation des relations algéro-maliennes avait atteint son paroxysme au printemps 2025 après la destruction d’un drone militaire malien près de la frontière entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alger avait affirmé que l’appareil avait pénétré son espace aérien, justifiant son intervention par la protection de sa souveraineté territoriale. Bamako avait rejeté cette version, estimant que le drone se trouvait dans son propre espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode avait provoqué une crise diplomatique majeure : rappel des ambassadeurs, fermeture réciproque des espaces aériens et multiplication des déclarations hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tension s’était ensuite prolongée avec les accusations portées par les autorités maliennes contre l’Algérie, accusée d’ingérence dans les affaires intérieures du pays. Bamako reprochait notamment à Alger son rôle historique dans la gestion du dossier du nord du Mali et dans les négociations ayant conduit à l’accord de paix de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Sahel impose une nouvelle logique de coopération</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs différends politiques, Alger et Bamako restent confrontés à une même réalité sécuritaire. Depuis 2012, le Mali est au cœur d’une crise profonde marquée par l’activité de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par la progression de réseaux criminels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Algérie, qui partage une frontière stratégique avec le nord du Mali, l’évolution de la situation sécuritaire malienne représente un enjeu majeur de stabilité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, confronté à une multiplication des fronts sécuritaires, le maintien d’un dialogue avec son voisin du Nord constitue également un impératif stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nécessité pourrait expliquer la volonté des deux capitales de privilégier désormais une approche plus pragmatique, malgré les divergences persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le dossier du Sahara occidental, une fracture toujours ouverte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement annoncé vendredi ne signifie toutefois pas la disparition des tensions géopolitiques entre Alger et Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations bilatérales ont également été affectées par la décision du Mali d’afficher son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, une position diamétralement opposée à celle défendue par l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution avait été interprétée à Alger comme un changement d’équilibre diplomatique de Bamako, dans un contexte où les pays de l’Alliance des États du Sahel cherchent à diversifier leurs partenariats internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rétablissement des relations diplomatiques ne règle donc pas l’ensemble des différends, mais ouvre un espace de dialogue susceptible d’éviter une nouvelle détérioration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un test pour l’équilibre régional</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour des ambassadeurs et la reprise des liaisons aériennes interviennent dans une période de profondes recompositions géopolitiques au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont renforcé leur rapprochement au sein de l’Alliance des États du Sahel, l’Algérie tente de préserver son influence historique dans une région où les alliances évoluent rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les observateurs, le défi sera désormais de transformer cette détente diplomatique en coopération concrète, notamment dans la lutte contre les groupes armés et la sécurisation des zones frontalières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après 15 mois de confrontation, Alger et Bamako semblent avoir choisi la voie du compromis. Mais dans un Sahel marqué par les rivalités d’influence et les crises sécuritaires, cette réconciliation reste un fragile équilibre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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