Gabriel Soria, un jeune étudiant en mécanique industrielle de 22 ans, s’apprête à quitter son village d’Unverre en Eure-et-Loir pour un projet de volontariat au Togo, prévu pour le 3 décembre 2024. Ce voyage, d’une durée de huit mois, s’inscrit dans un programme de la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), qui soutient des initiatives internationales en partenariat avec des ONG locales.
Il sera affecté à l’ONG Dyvoso, située à Lomé, où il mettra son savoir-faire au service de la fabrication de meubles à partir de papier recyclé. Ce projet novateur vise à fournir des mobiliers durables aux écoles togolaises, et Gabriel, en tant que technicien industriel, aura pour mission de perfectionner le processus de production, en optimisant les équipements et en assurant leur maintenance. « C’est un projet qui mêle à la fois technique et créativité, mais je ne prétends pas avoir toutes les réponses », explique-t-il modestement.
Bien que le projet suscite un grand enthousiasme chez le jeune homme, il n’est pas exempt de nervosité à l’approche du départ. « Il est difficile de se projeter dans un environnement que l’on ne connaît pas, surtout avec une culture aussi différente de la nôtre », admet-il. Le fait que le Togo soit un pays francophone ne fait cependant pas de lui un terrain totalement familier, et Gabriel souhaite apprendre un dialecte local pendant son séjour, des cours étant dispensés par France-Volontaires sur place.
Avant de s’envoler pour l’Afrique, Gabriel a suivi une formation avec la DCC, où il a échangé avec des anciens volontaires, découvrant les réalités du terrain et les attentes de l’organisation. Si son rôle au sein de l’ONG semble bien défini, avec la mission d’optimiser les machines et de suivre la production, il reste à savoir comment son travail s’intégrera dans le contexte local, souvent influencé par le climat et les conditions de travail. « Je m’attends à des journées de travail classiques, mais je sais que la chaleur et l’humidité du Togo compliqueront peut-être un peu les choses », note-t-il en souriant.
Cette expérience s’inscrit dans le cadre de son année de césure après une quatrième année d’école d’ingénieur à l’université de Tours, une période durant laquelle Gabriel a souhaité se distancer du parcours académique pour explorer de nouvelles opportunités. « Je n’avais pas encore d’idée précise de ma carrière future, alors j’ai décidé de prendre cette année pour réfléchir et m’engager dans quelque chose de concret », explique-t-il.
À son retour, Gabriel continuera son cursus pour valider son master en génie mécanique, un diplôme qu’il espère enrichir de cette expérience unique. La perspective d’une carrière internationale ou d’une insertion dans le monde de l’industrie semble désormais plus claire, avec ce volontariat comme un atout majeur pour son avenir professionnel.
La Rédaction

