Rome s’apprête à vivre un moment historique ce samedi à 10h : les funérailles du pape François. Dans une atmosphère de recueillement mêlée à des enjeux sécuritaires d’envergure, le monde entier braque ses yeux sur la basilique Saint-Pierre. Le Vatican a levé le voile sur les ultimes détails entourant la cérémonie et la tombe du pontife défunt.
Une sépulture à l’image du pape : simple et symbolique
La dernière demeure du pape François sera la basilique Sainte-Marie-Majeure, un choix qui reflète son attachement profond à cette église mariale. Le Saint-Siège a dévoilé une image de la tombe : une dalle de marbre blanc, sobre, gravée en lettres majuscules du seul mot « FRANCISCUS », surmontée de la réplique de sa croix pectorale en argent. Fidèle à sa volonté d’humilité, le souverain pontife avait expressément refusé toute ornementation fastueuse.

Afflux massif et sécurité maximale
Les autorités italiennes redoutent une marée humaine estimée à 200 000 personnes. La capitale est quadrillée : zone d’exclusion aérienne, dispositifs anti-drones, unités spéciales de l’armée, patrouilles renforcées. La place Saint-Pierre, épicentre du rassemblement, est sous contrôle rigoureux. Écrans géants, sanitaires mobiles, ambulances et secouristes ont été déployés pour parer à toute urgence.
Un cérémonial maîtrisé, des délégations scrutées à la loupe
Le Vatican, soucieux d’éviter tout incident diplomatique, a établi une configuration protocolaire méticuleuse. 170 délégations seront présentes, et leur positionnement suivra l’ordre alphabétique français – langue de la diplomatie – pour éviter des rapprochements sensibles. Donald Trump ne sera ainsi pas à proximité de Volodymyr Zelensky. L’ordre des places repose aussi sur le rang protocolaire : chefs d’État, chefs de gouvernement, ministres puis ambassadeurs.

Présences et absences qui en disent long
Les présidents italien et argentin seront au premier rang, tout comme les souverains catholiques. William de Galles représentera le Royaume-Uni, aux côtés de Keir Starmer. Les rois d’Espagne, de Belgique, de Suède, de Norvège et le prince Albert de Monaco feront aussi le déplacement. À l’inverse, les absences de Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu sont remarquées, tous deux visés par des mandats de la Cour pénale internationale.
Un dernier hommage populaire avant l’inhumation
Avant la fermeture du cercueil vendredi soir, les fidèles auront encore quelques heures pour un ultime adieu dans la basilique Saint-Pierre. Depuis mercredi, plus de 90 000 personnes sont venues se recueillir. Samedi, le cortège funèbre parcourra près de six kilomètres à travers Rome jusqu’à Sainte-Marie-Majeure, où le pape sera enterré en toute simplicité, selon sa volonté.
La mort du pape François, à 88 ans, ouvre une parenthèse de deuil mais aussi de mémoire collective. Sa tombe dépouillée et son adieu orchestré avec sobriété contrastent avec l’effervescence mondiale qu’il suscite encore. À Rome, l’Église s’apprête à refermer un chapitre, le cœur tourné vers la suite.
La Rédaction

