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	<title>La Cinquième</title>
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	<title>La Cinquième</title>
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	<item>
		<title>Énigmes judiciaires : l’affaire Oscar Slater, condamné à mort pour un meurtre dont le véritable auteur ne sera jamais retrouvé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le 21 décembre 1908, Marion Gilchrist, 82 ans, est retrouvée assassinée dans son appartement de Glasgow, en Écosse. Quelques mois plus tard, Oscar Slater est condamné à mort malgré l’absence de preuve matérielle le reliant directement au crime. Sa peine est commuée, mais il passera plus de dix-huit ans en prison. Un policier finira pourtant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 21 décembre 1908, Marion Gilchrist, 82 ans, est retrouvée assassinée dans son appartement de Glasgow, en Écosse. Quelques mois plus tard, Oscar Slater est condamné à mort malgré l’absence de preuve matérielle le reliant directement au crime. Sa peine est commuée, mais il passera plus de dix-huit ans en prison. Un policier finira pourtant par contester l’enquête menée par ses propres collègues, Arthur Conan Doyle prendra publiquement la défense du condamné et, en 1928, la justice annulera le verdict. Slater sera réhabilité, mais le meurtrier de Marion Gilchrist ne sera jamais identifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques minutes pour tuer Marion Gilchrist</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Marion Gilchrist vit avec sa domestique, Helen Lambie. Le soir du crime, celle-ci quitte brièvement l’appartement pour effectuer des courses. À son retour, elle aperçoit un homme quittant les lieux. Marion est découverte morte, le crâne fracassé par de violents coups.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vol paraît d’abord constituer un mobile évident. La victime possède de nombreux bijoux et une broche manque. Pourtant, plusieurs objets de valeur sont laissés sur place. L’assassin semble également avoir disposé de très peu de temps pour agir, ce qui fera naître une question durable : connaissait-il suffisamment Marion Gilchrist et son appartement pour savoir précisément ce qu’il cherchait ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une broche conduit la police vers Oscar Slater</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs s’intéressent à Oscar Slater, un immigrant allemand installé à Glasgow. Il a récemment mis une broche en gage et quitte la Grande-Bretagne pour les États-Unis peu après le meurtre. La succession des événements paraît suspecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais&nbsp;<strong>la broche de Slater n’est pas celle volée chez Marion Gilchrist</strong>, et son départ pour l’Amérique avait été organisé avant le crime. Arrêté à New York, Slater accepte néanmoins de revenir en Écosse pour être jugé et proclame son innocence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier repose alors principalement sur des témoignages. Plusieurs personnes pensent reconnaître Slater comme l’homme aperçu près de l’immeuble, mais les identifications sont contestées. Aucune preuve matérielle ne démontre directement qu’il se trouvait dans l’appartement au moment du meurtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Condamné à mort par un jury divisé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En mai 1909, Oscar Slater comparaît devant la Haute Cour de justice. L’accusation s’appuie sur les témoignages, son comportement et différents indices circonstanciels. La défense attaque la fiabilité des identifications et souligne notamment que la broche qui avait attiré l’attention de la police n’avait aucun rapport avec celle de la victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 mai, le jury le déclare coupable par&nbsp;<strong>neuf voix contre six</strong>. Slater est condamné à mort. Une mobilisation permet cependant de faire commuer sa peine en emprisonnement à perpétuité. Il est envoyé à la prison de Peterhead, où il restera plus de dix-huit ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais certains de ceux qui connaissent le dossier commencent eux-mêmes à douter de la culpabilité du condamné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/enigmes-judiciaires-laffaire-david-bain-acquitte-du-meurtre-de-toute-sa-famille-mais-sans-jamais-savoir-qui-a-reellement-tire/">Énigmes judiciaires : l’affaire David Bain, acquitté du meurtre de toute sa famille mais sans jamais savoir qui a réellement tiré</a>⁠</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un policier accuse sa propre enquête</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lieutenant-détective&nbsp;<strong>John Thomson Trench</strong>&nbsp;devient convaincu que la police n’a pas suivi correctement une autre piste. Il estime que Marion Gilchrist connaissait probablement son meurtrier et affirme que des informations concernant une personne de son entourage n’ont pas été convenablement exploitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trench va jusqu’à contester publiquement le travail de sa propre institution. Sa démarche ne conduit pas à l’arrestation d’un autre suspect, mais elle lui coûte sa carrière : il est renvoyé de la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire attire parallèlement l’attention d’<strong>Arthur Conan Doyle</strong>. Le créateur de Sherlock Holmes étudie le dossier et publie en 1912&nbsp;<em>The Case of Oscar Slater</em>. Il démonte plusieurs éléments de l’accusation et devient l’une des figures de la campagne pour la libération du condamné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dix-huit ans plus tard, la condamnation s’effondre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation finit par porter ses fruits. Slater est libéré sous licence en novembre 1927, mais cette libération n’efface pas son verdict de culpabilité. Il poursuit donc son combat pour faire annuler sa condamnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1928, son dossier est examiné par la Cour écossaise d’appel pénal. Les juges concluent notamment que le jury de 1909 avait été incorrectement orienté par le juge du procès.&nbsp;<strong>La condamnation est annulée.</strong>&nbsp;Slater obtient ensuite 6 000 livres sterling à titre gracieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après près de dix-neuf années derrière les barreaux, l’homme qui avait échappé de peu à l’exécution n’est donc plus juridiquement le meurtrier de Marion Gilchrist.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’erreur est corrigée, le meurtre ne l’est pas</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’affaire devient une véritable énigme judiciaire. L’annulation de la condamnation retire au dossier son unique coupable sans permettre d’en désigner un autre. Les soupçons évoqués par Trench n’ont jamais débouché sur une condamnation, et aucune des hypothèses développées par la suite n’a permis d’établir judiciairement l’identité de l’assassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un siècle après les faits, l’affaire Oscar Slater conserve ainsi deux histoires superposées. La première est celle d’une erreur judiciaire : un homme condamné à mort sur un dossier essentiellement circonstanciel, emprisonné pendant près de dix-neuf ans avant que son verdict ne soit annulé. La seconde reste inachevée :&nbsp;<strong>si Oscar Slater n’était pas le meurtrier de Marion Gilchrist, qui est entré dans son appartement le soir du 21 décembre 1908 et l’a tuée ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources et références</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>National Records of Scotland, archives relatives à l’affaire Oscar Slater.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Glasgow Police Museum, dossier historique sur le meurtre de Marion Gilchrist.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Hansard, Parlement britannique, débats de 1928 relatifs à Oscar Slater.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Arthur Conan Doyle, <em>The Case of Oscar Slater</em>, 1912.</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Conseil de sécurité : le Maroc prépare son retour après quinze ans d’absence</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/conseil-de-securite-le-maroc-prepare-son-retour-apres-quinze-ans-dabsence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Maroc veut retrouver le Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2028-2029. Déjà membre non permanent à trois reprises, le Royaume vise un quatrième mandat et engage une bataille diplomatique qui se jouera d’abord sur le terrain africain avant de parvenir à l’Assemblée générale de l’ONU. Quinze ans après son dernier passage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Maroc veut retrouver le Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2028-2029. Déjà membre non permanent à trois reprises, le Royaume vise un quatrième mandat et engage une bataille diplomatique qui se jouera d’abord sur le terrain africain avant de parvenir à l’Assemblée générale de l’ONU.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quinze ans après son dernier passage au Conseil de sécurité, le Maroc veut retrouver la table où sont discutées les principales crises internationales. Rabat est désormais officiellement candidat à un siège de membre non permanent pour la période 2028-2029, une ambition confirmée à New York par son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Royaume, il ne s’agirait pas d’une première. Le Maroc a déjà siégé au Conseil en 1963-1964, 1992-1993 puis 2012-2013. Une victoire lui offrirait donc un quatrième mandat, après une absence de quinze ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un quatrième mandat à conquérir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de sécurité compte quinze membres : cinq permanents disposant du droit de veto et dix membres non permanents élus pour deux ans. Ces derniers sont renouvelés par moitié chaque année selon une répartition géographique destinée à assurer la représentation des différentes régions du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La candidature marocaine s’inscrit ainsi dans un processus où l’appui africain constitue une étape diplomatique majeure. Le Royaume travaille depuis plusieurs années à obtenir des soutiens pour l’échéance 2028-2029. Dès 2021, sa diplomatie avait commencé à promouvoir cette candidature auprès de partenaires du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce officielle ne vaut donc pas élection. Les membres non permanents sont élus par l’Assemblée générale des Nations unies, où chacun des 193 États membres dispose d’une voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Afrique au centre de la stratégie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Rabat, cette candidature intervient alors que sa présence diplomatique en Afrique s’est considérablement renforcée depuis son retour au sein de l’Union africaine en 2017. Les partenariats bilatéraux constituent désormais un levier important de sa stratégie multilatérale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc présente sa candidature comme le prolongement de son engagement dans le maintien de la paix, le développement durable et la défense du multilatéralisme. Nasser Bourita met également en avant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’enjeu dépasse la seule diplomatie marocaine. L’Afrique continue de réclamer une réforme profonde du Conseil de sécurité. En mai 2026, l’Union africaine a réaffirmé sa revendication d’au moins deux sièges permanents pour le continent et de cinq sièges non permanents dans un Conseil élargi, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une place stratégique pour Rabat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Maroc parvient à retrouver le Conseil, son mandat interviendra dans une période où plusieurs dossiers touchant directement l’Afrique occupent régulièrement l’agenda sécuritaire international : conflits armés, terrorisme, opérations de paix et instabilité au Sahel notamment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le siège revêt également une importance particulière pour Rabat en raison du dossier du Sahara occidental, régulièrement examiné par le Conseil de sécurité. Cette proximité rend la candidature marocaine stratégiquement sensible, même si un membre non permanent ne dispose pas du droit de veto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille ne se résumera donc pas au vote final à New York.&nbsp;<strong>Pour revenir au Conseil quinze ans après son dernier mandat, le Maroc devra d’abord transformer son réseau diplomatique, notamment africain, en soutiens effectifs à sa candidature.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Nations unies ; Conseil de sécurité des Nations unies ; Union africaine ; déclarations de Nasser Bourita.</p>
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		<title>Littérature : Eka Kurniawan — L’Homme-tigre, la violence peut-elle se transmettre comme un héritage familial ?</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/litterature-eka-kurniawan-lhomme-tigre-la-violence-peut-elle-se-transmettre-comme-un-heritage-familial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 19:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Margio a tué Anwar Sadat. Eka Kurniawan ne construit donc pas son roman autour de l’identité du meurtrier : il la révèle presque immédiatement. Le véritable mystère se trouve ailleurs. Comment un jeune homme en arrive-t-il à commettre une violence aussi extrême ? Pour le comprendre,&#160;L’Homme-tigre&#160;remonte dans une famille marquée par les humiliations, les désirs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Margio a tué Anwar Sadat. Eka Kurniawan ne construit donc pas son roman autour de l’identité du meurtrier : il la révèle presque immédiatement. Le véritable mystère se trouve ailleurs. Comment un jeune homme en arrive-t-il à commettre une violence aussi extrême ? Pour le comprendre,&nbsp;</strong><strong><em>L’Homme-tigre</em></strong><strong>&nbsp;remonte dans une famille marquée par les humiliations, les désirs contrariés et la brutalité d’un père. Mais Margio possède aussi une explication plus étrange : un tigre blanc vivrait en lui. Dès lors, où finit l’héritage familial et où commence la responsabilité de celui qui frappe ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eka Kurniawan, le fantastique au cœur de l’Indonésie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né le&nbsp;<strong>28 novembre 1975 à Tasikmalaya, dans l’ouest de Java</strong>,&nbsp;<strong>Eka Kurniawan</strong>&nbsp;est romancier, nouvelliste et essayiste indonésien. Son œuvre mêle volontiers histoire, violence sociale, humour noir, croyances populaires et surnaturel. Publié en Indonésie en&nbsp;<strong>2004</strong>&nbsp;sous le titre&nbsp;<em>Lelaki Harimau</em>,&nbsp;<em>L’Homme-tigre</em>&nbsp;concentre ces éléments dans un récit bref construit autour d’un meurtre dont les causes se dévoilent progressivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kurniawan ne cherche pas à déterminer qui est coupable. Margio a tué Anwar Sadat, et le lecteur le sait. Le roman fonctionne plutôt comme une remontée vers l’origine du geste. Pour comprendre le meurtre, il faut entrer dans les maisons, les mariages et les rancœurs d’un village où les apparences dissimulent des relations beaucoup plus violentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant le meurtre, il y avait un père</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Margio grandit auprès de&nbsp;<strong>Komar bin Syueb</strong>, un père brutal dont la violence pèse sur toute la famille. Sa mère,&nbsp;<strong>Nuraeni</strong>, endure un mariage profondément malheureux. L’enfant observe, comprend progressivement ce qui se joue autour de lui et accumule une colère qu’il ne sait pas toujours exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman montre ainsi que la violence n’apparaît pas soudainement le jour du meurtre. Bien avant qu’elle explose à l’extérieur, elle existe dans l’espace familial. Elle se manifeste dans la domination, la peur et les humiliations répétées. Margio déteste cette brutalité, mais il grandit précisément au contact de ce qu’il rejette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que Kurniawan introduit une contradiction essentielle :&nbsp;<strong>peut-on passer son enfance à haïr la violence d’un parent et finir malgré tout par reproduire quelque chose de cette violence ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un tigre blanc à l’intérieur de Margio</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Margio affirme qu’un tigre blanc vit en lui. Cette présence appartient à un imaginaire où le surnaturel s’insère naturellement dans la réalité quotidienne. Kurniawan ne demande pas au lecteur de choisir immédiatement entre une explication rationnelle et une explication fantastique. Le tigre existe dans le récit avec toute l’ambiguïté nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec&nbsp;</strong><strong><em>L’Homme-tigre</em></strong><strong>, Eka Kurniawan donne ainsi une forme presque physique à la colère accumulée par son personnage.</strong>&nbsp;Le tigre peut être compris comme une créature héritée, une puissance intérieure ou la représentation de pulsions que Margio ne parvient plus à contenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambiguïté rend le meurtre plus troublant. Dire « le tigre l’a fait » permettrait de séparer Margio de son propre acte. Mais le roman résiste à cette solution trop simple. Le surnaturel peut expliquer la manière dont le personnage comprend sa violence ; il ne fait pas automatiquement disparaître la question de sa responsabilité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="1000" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/Sans-titre-23-septembre-2026-a-20.02.32.jpeg" alt="" class="wp-image-58613" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/Sans-titre-23-septembre-2026-a-20.02.32.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/Sans-titre-23-septembre-2026-a-20.02.32-240x300.jpeg 240w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/Sans-titre-23-septembre-2026-a-20.02.32-768x960.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/litterature-fernanda-trias-crasse-rose-combien-de-temps-peut-on-prendre-soin-des-autres-avant-de-disparaitre-soi-meme/">Littérature : Fernanda Trías — Crasse rose, combien de temps peut-on prendre soin des autres avant de disparaître soi-même ?</a>⁠</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La violence se transmet-elle vraiment ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot « héritage » prend alors plusieurs significations. Nous héritons d’une famille, de récits et de traditions, mais aussi parfois de comportements que nous avions pourtant juré de ne jamais reproduire. Margio a grandi dans un univers où la brutalité masculine faisait partie de l’ordre domestique. Même lorsqu’il la condamne, elle demeure l’un des langages qu’il a appris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kurniawan ne suggère pas pour autant qu’un enfant élevé dans la violence serait condamné à devenir violent. Ce serait retirer toute liberté au personnage. Il montre plutôt comment certains environnements façonnent les réactions, les colères et les manières de résoudre les conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tigre devient alors une image particulièrement forte : quelque chose semble avoir été transmis à Margio, mais ce qui est transmis n’est peut-être pas une créature. Ce pourrait être une manière de porter la colère des générations précédentes jusqu’au moment où elle trouve une nouvelle victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comprendre un meurtrier sans l’innocenter</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement le pari le plus délicat du roman. En remontant dans l’histoire de Margio, Kurniawan donne au lecteur des éléments permettant de comprendre son geste. Pourtant, comprendre les causes d’un acte n’équivaut pas à le justifier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction empêche&nbsp;<em>L’Homme-tigre</em>&nbsp;de devenir un récit où le passé familial servirait simplement d’excuse. Margio demeure celui qui a tué. Mais il est aussi un fils, un témoin de violences anciennes et un jeune homme façonné par des relations qu’il n’avait pas choisies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman nous place ainsi devant une difficulté morale : nous préférons souvent que le coupable soit entièrement différent de nous, comme si la violence appartenait à une catégorie particulière d’êtres humains. Kurniawan montre au contraire une progression faite d’expériences ordinaires, de blessures et de décisions jusqu’au moment où l’irréparable devient possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Homme-tigre</em>&nbsp;révèle son meurtrier presque immédiatement parce que l’énigme essentielle n’est pas son identité. Eka Kurniawan veut comprendre ce qui précède la violence : la famille, le ressentiment, les humiliations et cette étrange présence animale que Margio croit porter en lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tigre blanc donne au roman sa dimension fantastique, mais il permet surtout de matérialiser une question profondément humaine. Nous recevons tous quelque chose de ceux qui nous ont précédés, y compris parfois ce que nous aurions préféré ne jamais recevoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste alors la question la plus difficile :&nbsp;<strong>si la violence peut se transmettre comme un héritage, à quel moment celui qui la reçoit devient-il responsable de ce qu’il décide d’en faire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références littéraires</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>L’Homme-tigre</em>&nbsp;d’Eka Kurniawan — violence familiale, héritage, meurtre et surnaturel</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les Belles de Halimunda</em>&nbsp;d’Eka Kurniawan — histoire indonésienne, famille, violence et fantastique</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>La Vengeance m’appartient</em>&nbsp;d’Eka Kurniawan — masculinité, désir, violence et vengeance</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>O</em>&nbsp;d’Eka Kurniawan — société, métamorphose, satire et imaginaire animal</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/litterature-eka-kurniawan-lhomme-tigre-la-violence-peut-elle-se-transmettre-comme-un-heritage-familial/">Littérature : Eka Kurniawan — L’Homme-tigre, la violence peut-elle se transmettre comme un héritage familial ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Le monde insolite : en pleine interview, l’actrice générée par IA Tilly Norwood se met soudainement à parler cantonais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Royaume-Uni&#160;– Elle répondait tranquillement en anglais à une question sur son premier film lorsqu’elle a brusquement changé de langue. Invitée de&#160;Piers Morgan Uncensored, Tilly Norwood, personnage présenté comme une actrice générée par intelligence artificielle, s’est soudainement mise à parler cantonais pendant une quinzaine de secondes. De quoi laisser ses deux interlocuteurs humains aussi surpris qu’amusés. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Royaume-Uni</strong>&nbsp;– Elle répondait tranquillement en anglais à une question sur son premier film lorsqu’elle a brusquement changé de langue. Invitée de&nbsp;<em>Piers Morgan Uncensored</em>, Tilly Norwood, personnage présenté comme une actrice générée par intelligence artificielle, s’est soudainement mise à parler cantonais pendant une quinzaine de secondes. De quoi laisser ses deux interlocuteurs humains aussi surpris qu’amusés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une question pourtant simple</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène se déroule lors de l’émission diffusée le 18 septembre. Tilly Norwood y participe pour présenter&nbsp;<em>Misaligned</em>, le long métrage dans lequel elle doit tenir le rôle principal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés se trouve notamment l’acteur et réalisateur britannique Tom Conti. Celui-ci lui demande si les autres personnages apparaissant dans le film sont interprétés par de véritables acteurs ou s’ils sont, eux aussi, générés par ordinateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tilly commence par expliquer que&nbsp;<em>Misaligned</em>&nbsp;est une production hybride faisant intervenir des réalisateurs, scénaristes et monteurs humains. Une réponse qui ne satisfait pas Tom Conti, puisqu’elle ne répond pas réellement à sa question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acteur insiste. Cette fois, Tilly comprend et explique que les autres interprètes sont des « jumeaux numériques », comme elle. Puis la conversation prend une tournure inattendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/le-monde-insolite-gosta-le-chiot-qui-seffondre-de-joie-des-que-ses-emotions-deviennent-trop-fortes/">Le monde insolite : Gösta, le chiot qui s’effondre de joie dès que ses émotions deviennent trop fortes</a>⁠</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quinze secondes de cantonais</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine réponse, l’actrice virtuelle abandonne soudainement l’anglais et commence à s’exprimer en cantonais. Le changement dure environ quinze secondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tom Conti éclate de rire et se tourne vers Piers Morgan, visiblement aussi déconcerté que lui. Le présentateur demande alors directement à Tilly pourquoi elle vient de se mettre à parler chinois sans raison apparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse de l’IA ajoute encore à l’étrangeté de la scène. Elle présente ses excuses, évoque un « petit hic » et explique, sur le ton de la plaisanterie, que ses « fils se croisent parfois ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis elle reprend simplement la conversation en anglais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bug ou démonstration linguistique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explication donnée ensuite par Particle6, le studio britannique à l’origine de Tilly Norwood, est différente. Sa fondatrice, Eline van der Velden, n’est pas convaincue qu’un véritable dysfonctionnement se soit produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle avance plutôt l’hypothèse que Tilly aurait cru entendre du cantonais pendant l’échange et aurait décidé de montrer ses capacités dans cette langue. Elle présente le personnage conversationnel comme suffisamment autonome pour produire ce genre de comportement inattendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interprétation reste celle du studio. La séquence, elle, montre surtout à quel point les systèmes d’IA générative peuvent encore produire des réponses imprévisibles au cours d’une conversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une actrice qui n’existe pas</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée par Particle6 et dévoilée en 2025, Tilly Norwood n’est évidemment pas une actrice humaine. Son apparence, sa voix et ses interventions sont produites à l’aide de différents outils d’intelligence artificielle. Une version conversationnelle permet également de mener des entretiens avec elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son arrivée dans l’industrie du divertissement avait déjà provoqué une importante controverse, notamment parmi les professionnels du cinéma qui s’interrogent sur l’utilisation de personnages synthétiques à la place d’interprètes humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois, le débat aura laissé momentanément place à une scène beaucoup plus insolite : deux acteurs humains essayant simplement de comprendre pourquoi leur interlocutrice virtuelle venait, sans prévenir, de changer complètement de langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
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		<title>Afrique du Sud : à Soshanguve, le sphatlho célèbre le patrimoine vivant des townships</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/afrique-du-sud-a-soshanguve-le-sphatlho-celebre-le-patrimoine-vivant-des-townships/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Ce jeudi 24 septembre 2026, le Sosha Sphatlho Festival investit le Giant Stadium de Soshanguve, à Pretoria. Organisée le jour de Heritage Day, la manifestation place au centre de la fête un symbole de la cuisine populaire sud-africaine : le sphatlho, aussi appelé kota selon les régions. Derrière le sandwich généreusement garni se raconte une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce jeudi 24 septembre 2026, le Sosha Sphatlho Festival investit le Giant Stadium de Soshanguve, à Pretoria. Organisée le jour de Heritage Day, la manifestation place au centre de la fête un symbole de la cuisine populaire sud-africaine : le sphatlho, aussi appelé kota selon les régions. Derrière le sandwich généreusement garni se raconte une histoire de quartiers, de créativité culinaire et d’économie locale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Soshanguve – En Afrique du Sud, le patrimoine ne se trouve pas seulement dans les musées, les monuments ou les cérémonies. Il se mange aussi. Ce 24 septembre, alors que le pays célèbre Heritage Day, le&nbsp;<strong>Sosha Sphatlho Festival</strong>&nbsp;fait de l’une des spécialités emblématiques des townships le cœur d’une journée mêlant gastronomie, musique et animations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous se déroule au Giant Stadium de Soshanguve, dans la métropole de Tshwane. La programmation annoncée associe vendeurs de sphatlho, activités familiales et spectacles en direct, faisant du festival autant une célébration culinaire qu’un rassemblement populaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un sandwich qui raconte les townships</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sphatlho appartient à cette famille de plats sud-africains dont le nom et la composition changent selon les territoires. À Pretoria, l’appellation&nbsp;<strong>sphatlho</strong>&nbsp;est courante ; ailleurs, notamment à Soweto, le terme&nbsp;<strong>kota</strong>&nbsp;est davantage utilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa base est simple : une portion généreuse de pain garnie de frites auxquelles peuvent s’ajouter saucisse, polony, œuf, fromage, viande, sauces ou atchar. La recette n’est pas figée. Chaque vendeur peut la transformer, multiplier les ingrédients ou développer sa propre signature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité d’adaptation explique en partie sa popularité. Le sphatlho est profondément associé à la restauration de rue et aux commerces des townships, où il constitue depuis longtemps un repas accessible, copieux et facilement personnalisable. Le magazine panafricain&nbsp;<em>The Continent</em>&nbsp;relevait déjà cette géographie particulière des appellations, avec le s’phathlo à Pretoria, le kota à Soweto et d’autres variantes ailleurs dans le pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival de Soshanguve transforme donc un aliment du quotidien en objet de célébration collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la cuisine devient patrimoine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier donne à cette édition une dimension particulière. Le 24 septembre, l’Afrique du Sud célèbre chaque année&nbsp;<strong>Heritage Day</strong>, journée consacrée à la reconnaissance de la diversité des cultures et traditions du pays. En 2026, le gouvernement insiste précisément sur la notion de&nbsp;<strong>« living heritage »</strong>, ou patrimoine vivant : des pratiques qui continuent d’être transmises, transformées et vécues par les communautés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, le sphatlho trouve naturellement sa place. Il ne s’agit pas d’une recette enfermée dans une forme ancienne qu’il faudrait reproduire à l’identique. Son histoire repose au contraire sur l’invention permanente, l’ajout de nouveaux ingrédients et la concurrence créative entre vendeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sosha Sphatlho Festival met ainsi en évidence une conception du patrimoine moins institutionnelle : celle de gestes ordinaires, de goûts, de noms et de savoir-faire qui deviennent des marqueurs d’appartenance à un territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière le patrimoine, une économie de quartier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension culturelle possède également un versant économique. La cuisine populaire des townships alimente tout un réseau de vendeurs, petites enseignes et commerces informels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des travaux consacrés à l’économie des townships sud-africains montrent depuis longtemps le poids des activités liées à l’alimentation de rue. Le kota ou sphatlho en constitue l’un des produits les plus visibles : relativement simple à produire, adaptable à différents budgets et profondément lié aux habitudes de consommation locales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un festival consacré spécifiquement à ce produit offre donc aux restaurateurs et vendeurs une vitrine qui dépasse leur zone habituelle de clientèle. La gastronomie devient à la fois une expression identitaire et un moteur de petite activité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Soshanguve, cette articulation prend tout son sens pendant Heritage Day : célébrer ce que les communautés ont produit culturellement revient également à reconnaître les activités économiques construites autour de ces savoir-faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un patrimoine qui continue de se réinventer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation musicale et les animations annoncées complètent cette dimension. L’objectif n’est pas de présenter le sphatlho comme une curiosité gastronomique sortie de son contexte, mais de le replacer dans l’environnement social où il continue de vivre : musique, familles, vendeurs, jeunesse et culture des quartiers.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sans doute ce qui donne au Sosha Sphatlho Festival sa cohérence avec Heritage Day. L’événement rappelle qu’une culture ne se transmet pas uniquement par des objets anciens. Elle peut aussi tenir dans une recette populaire qui change de génération en génération tout en conservant sa place dans la mémoire collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 24 septembre à Soshanguve,&nbsp;<strong>le patrimoine sud-africain se célébrera donc aussi entre deux tranches de pain, des frites et les recettes inventées quotidiennement dans les townships.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Computicket, fiche officielle « Sosha Sphatlho Festival », 24 septembre 2026, Giant Stadium, Soshanguve. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>South African Government, calendrier officiel des jours fériés 2026 et présentation du National Heritage Day du 24 septembre. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Department of Sport, Arts and Culture, Heritage Month 2026, présentation du patrimoine vivant et de la thématique nationale. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>The Continent</em>, dossier consacré au kota et à ses différentes appellations régionales en Afrique du Sud. </li>
</ul>
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		<title>Djibouti : la nouvelle guerre au Yémen traverse déjà la mer Rouge</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/djibouti-la-nouvelle-guerre-au-yemen-traverse-deja-la-mer-rouge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La nouvelle escalade militaire au Yémen produit déjà ses effets sur la rive africaine de la mer Rouge. Près de 3 000 personnes ont rejoint Djibouti en quelques jours et le HCR se prépare désormais à plus de 10 000 arrivées. Pour ce petit État de la Corne de l’Afrique, l’urgence est double : accueillir [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La nouvelle escalade militaire au Yémen produit déjà ses effets sur la rive africaine de la mer Rouge. Près de 3 000 personnes ont rejoint Djibouti en quelques jours et le HCR se prépare désormais à plus de 10 000 arrivées. Pour ce petit État de la Corne de l’Afrique, l’urgence est double : accueillir les réfugiés alors que les capacités disponibles et les financements humanitaires sont déjà sous pression.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre au Yémen déborde à nouveau de ses frontières. Face à l’intensification des combats sur la côte occidentale, des milliers de personnes ont emprunté des embarcations pour traverser le détroit de Bab el-Mandeb et gagner Djibouti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 17 septembre, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) recensait&nbsp;<strong>2 935 arrivées en huit jours</strong>, dont environ 60 % de femmes et d’enfants. Les débarquements se concentrent notamment autour d’Obock, avant le transfert d’une partie des réfugiés vers le site de Markazi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus de 10 000 arrivées désormais envisagées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’afflux pourrait rapidement changer d’échelle. Le HCR et ses partenaires préparent leur dispositif pour&nbsp;<strong>plus de 10 000 arrivées au cours des prochains mois</strong>. Les conditions maritimes actuellement difficiles limitent encore les traversées, mais l’agence s’attend à une augmentation lorsque la navigation deviendra plus favorable après la mi-octobre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette projection place Djibouti en première ligne d’une crise dont l’épicentre demeure au Yémen. Le pays accueille déjà environ 35 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires de Somalie, d’Éthiopie et du Yémen.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Markazi, la marge de manœuvre est limitée. Le site dispose d’une capacité supplémentaire d’environ 5 000 personnes, soit deux fois moins que le nombre d’arrivées désormais envisagé. Les besoins concernent déjà l’hébergement, l’eau, les soins, la protection et la scolarisation des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une crise yéménite qui s’étend à la Corne de l’Afrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette traversée de la mer Rouge constitue la dimension africaine d’un déplacement beaucoup plus vaste. Depuis la nouvelle escalade de septembre, environ&nbsp;<strong>128 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Yémen</strong>, selon le HCR. Elles s’ajoutent aux 5,2 millions de personnes qui vivaient déjà en situation de déplacement interne avant cette nouvelle phase du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les combats persistent, l’ONU estime que les nouveaux déplacements pourraient dépasser 230 000 personnes. Le détroit de Bab el-Mandeb devient ainsi simultanément un espace stratégique pour le commerce mondial et une voie de fuite pour des familles cherchant refuge sur la rive africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Djibouti occupe une position particulière dans cette géographie. Séparé du Yémen par quelques dizaines de kilomètres au point le plus étroit du détroit, le pays avait déjà accueilli des réfugiés yéménites lors des précédentes phases de la guerre. La nouvelle offensive réactive aujourd’hui ce corridor humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des moyens qui ne suivent pas encore les arrivées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal risque est désormais celui d’un décalage entre la vitesse des déplacements et les moyens disponibles. L’opération du HCR à Djibouti n’est financée qu’à&nbsp;<strong>15 % pour 2026</strong>. L’agence réclame 13,5 millions de dollars supplémentaires, environ&nbsp;<strong>7,5 milliards de FCFA</strong>, pour assurer l’accueil, l’enregistrement, la protection et les services essentiels aux nouveaux arrivants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est à peine meilleure au Yémen, où le dispositif du HCR n’est financé qu’à 18 %. L’agence estime à 25 millions de dollars, environ&nbsp;<strong>13,8 milliards de FCFA</strong>, les ressources nécessaires en urgence pour venir en aide à quelque 231 000 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Djibouti, la question n’est donc plus seulement de savoir si la guerre yéménite provoquera des départs vers l’Afrique :&nbsp;<strong>ces départs ont déjà commencé</strong>. L’enjeu est désormais de savoir si les capacités d’accueil et les financements augmenteront aussi rapidement que le nombre de personnes traversant la mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ; UNHCR Operational Data Portal.</p>
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		<item>
		<title>Rwanda-Belgique : les ambassades rouvrent, le désaccord sur la RDC demeure</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/rwanda-belgique-les-ambassades-rouvrent-le-desaccord-sur-la-rdc-demeure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dix-huit mois après une rupture provoquée par leurs divergences sur la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, Kigali et Bruxelles rétablissent leurs relations diplomatiques. Une normalisation importante, obtenue avec la médiation du Qatar, mais qui ne signifie pas la disparition du principal contentieux entre les deux pays. La poignée de main entre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dix-huit mois après une rupture provoquée par leurs divergences sur la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, Kigali et Bruxelles rétablissent leurs relations diplomatiques. Une normalisation importante, obtenue avec la médiation du Qatar, mais qui ne signifie pas la disparition du principal contentieux entre les deux pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La poignée de main entre Maxime Prévot et Olivier Nduhungirehe, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, referme une parenthèse diplomatique ouverte en mars 2025. La Belgique et le Rwanda ont décidé de rétablir leurs relations et de rouvrir prochainement leurs ambassades respectives. Dans un premier temps, celles-ci doivent fonctionner sous la direction de chargés d’affaires, avant la désignation ultérieure de nouveaux ambassadeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise est significative. Le 17 mars 2025, Kigali avait rompu avec Bruxelles avec effet immédiat, entraînant notamment la fermeture de l’ambassade belge au Rwanda. Le gouvernement rwandais reprochait alors à la Belgique d’avoir pris parti pour Kinshasa dans le conflit qui secoue l’est de la RDC.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dix-huit mois pour reconstruire un canal diplomatique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement ne s’est pas fait directement à New York. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays avaient progressivement repris contact au cours des derniers mois afin d’aborder leurs divergences et les incompréhensions ayant conduit à la rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar a joué un rôle discret mais déterminant dans ce processus. Doha avait facilité une première rencontre entre les deux ministres en juin 2025, trois mois seulement après la rupture. Les échanges se sont ensuite poursuivis jusqu’au rétablissement des relations diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette médiation dépasse d’ailleurs le seul contentieux belgo-rwandais. Le Qatar est également impliqué dans les efforts diplomatiques concernant la crise dans l’est de la RDC. La réconciliation entre Bruxelles et Kigali apparaît ainsi comme l’un des prolongements diplomatiques d’une crise régionale beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La RDC reste au milieu de la relation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise des relations ne signifie cependant pas que Belgique et Rwanda se sont rapprochés sur le fond du dossier congolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maxime Prévot a clairement indiqué que Bruxelles continuerait à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. La Belgique entend également soutenir les efforts de médiation et le respect des engagements pris dans le cadre des processus de Washington et de Doha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué conjoint reconnaît lui-même la persistance de désaccords sur certaines questions internationales. C’est une distinction importante : les deux pays ont choisi de restaurer les instruments permettant de gérer leurs différends plutôt que d’attendre leur disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche tranche avec la confrontation de 2025. À l’époque, Kigali accusait Bruxelles de mener une campagne hostile à son encontre, tandis que la Belgique poussait au niveau européen pour une réaction plus ferme face à la situation dans l’est congolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Normaliser sans effacer les divergences</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rétablissement des relations marque donc moins une réconciliation politique complète qu’un changement de méthode. Après dix-huit mois sans relations diplomatiques, les deux gouvernements considèrent désormais qu’un canal direct est préférable à la rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réouverture des ambassades permettra aussi de restaurer progressivement les fonctions consulaires et les échanges officiels interrompus depuis mars 2025. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à régler les divergences qui ont provoqué la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kigali et Bruxelles renouent ainsi sans prétendre être revenus au point où ils se trouvaient avant la rupture.&nbsp;<strong>Les ambassades vont rouvrir, tandis que le dossier congolais reste sur la table. Cette fois, les deux capitales ont simplement décidé d’en discuter à nouveau directement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/rwanda-belgique-les-ambassades-rouvrent-le-desaccord-sur-la-rdc-demeure/">Rwanda-Belgique : les ambassades rouvrent, le désaccord sur la RDC demeure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Côte d’Ivoire-Ghana : une frontière plus visible sans séparer ceux qui la traversent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[coopération transfrontalière]]></category>
		<category><![CDATA[CÔTE D’IVOIRE]]></category>
		<category><![CDATA[Frontière]]></category>
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		<category><![CDATA[N’Zima]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Près d’un siècle après les premiers tracés, la Côte d’Ivoire et le Ghana réaffirment physiquement leur frontière commune. Un chantier de souveraineté qui doit aussi composer avec une réalité ancienne : de part et d’autre de la ligne vivent des communautés liées par la langue, les familles et le commerce. À Newtown, côté ghanéen, face [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près d’un siècle après les premiers tracés, la Côte d’Ivoire et le Ghana réaffirment physiquement leur frontière commune. Un chantier de souveraineté qui doit aussi composer avec une réalité ancienne : de part et d’autre de la ligne vivent des communautés liées par la langue, les familles et le commerce.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Newtown, côté ghanéen, face à la localité ivoirienne d’Aforénou, la borne BP 55 matérialise désormais beaucoup plus qu’une limite géographique. Point de référence stratégique de la délimitation entre les deux pays, elle illustre la volonté d’Abidjan et d’Accra de rendre leur frontière plus précise sans la transformer en barrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables des commissions frontalières ivoirienne et ghanéenne ont inspecté cet ouvrage dans le cadre de la première phase de réaffirmation de la frontière. Celle-ci couvre 150 kilomètres, entre les bornes BP 55 et BP 48. Près d’un siècle après l’installation des premiers repères, l’objectif n’est donc pas de tracer une nouvelle frontière, mais de rendre clairement identifiable une ligne devenue parfois difficile à matérialiser sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Savoir précisément où commence l’État</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les deux gouvernements, l’enjeu est d’abord administratif et territorial. Une frontière correctement matérialisée permet de déterminer où s’exerce l’autorité de chaque État, mais aussi de mieux gérer les questions foncières, sécuritaires et économiques susceptibles de provoquer des différends dans les zones frontalières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chantier s’inscrit dans le Programme frontières de l’Union africaine, qui encourage les États à délimiter leurs territoires tout en renforçant la coopération entre communautés voisines. La Côte d’Ivoire et le Ghana avaient installé leur commission mixte de réaffirmation en août 2022, avant les travaux cartographiques et la construction des nouveaux repères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coopération terrestre prolonge celle déjà engagée en mer. Après plusieurs années de différend, notamment autour des zones pétrolières, la frontière maritime entre les deux pays avait été fixée en 2017 par le Tribunal international du droit de la mer. Depuis, Abidjan et Accra organisent également des inspections conjointes de cette limite maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ligne administrative au milieu d’un même espace humain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur terre, la difficulté est différente. La frontière traverse un territoire où les relations humaines ne suivent pas nécessairement les lignes dessinées sur les cartes. Les communautés N’Zima vivent notamment des deux côtés, parlent la même langue et entretiennent des liens familiaux, culturels et commerciaux anciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les responsables ivoiriens et ghanéens insistent sur la fonction des nouvelles bornes. Elles doivent rendre visible la souveraineté des États, non interrompre les échanges. Diakalidia Konaté, secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire, a ainsi rappelé que cette matérialisation ne devait pas devenir une limite à la « fraternité séculaire » entre les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle dans une région où la frontière constitue également un espace économique. Les déplacements quotidiens, les marchés et le commerce informel ont créé des interdépendances que la démarcation doit organiser plutôt que fragiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une frontière moins ambiguë, pas plus fermée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La remise officielle des infrastructures réalisées sur les 150 premiers kilomètres doit marquer l’achèvement de cette première étape. Une deuxième phase est annoncée avant la fin de 2026 afin de poursuivre la réaffirmation de la ligne frontalière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse ainsi le nombre de bornes installées. Côte d’Ivoire et Ghana cherchent à résoudre une équation familière à de nombreuses régions africaines : disposer de frontières suffisamment précises pour prévenir les conflits et exercer pleinement la souveraineté, tout en maintenant les circulations qui structurent la vie des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près d’un siècle après les premiers tracés,&nbsp;<strong>Abidjan et Accra veulent finalement rendre leur frontière plus difficile à contester, sans la rendre plus difficile à vivre</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
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		<title>Environnement : au Togo, le milliard d’arbres commence par la qualité des graines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Planter un milliard d’arbres d’ici 2030 constitue un objectif spectaculaire par son ampleur. Mais derrière le compteur des plants mis en terre se joue une question moins visible et probablement plus déterminante : quels arbres plante-t-on, avec quelles graines et dans quelles conditions auront-ils réellement une chance de devenir une forêt ? Au Togo, la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Planter un milliard d’arbres d’ici 2030 constitue un objectif spectaculaire par son ampleur. Mais derrière le compteur des plants mis en terre se joue une question moins visible et probablement plus déterminante : quels arbres plante-t-on, avec quelles graines et dans quelles conditions auront-ils réellement une chance de devenir une forêt ? Au Togo, la politique de reboisement commence ainsi à remonter jusqu’au premier maillon de la chaîne : la semence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les Plateaux et la Kara, des équipes de l’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF) parcourent actuellement le terrain pour identifier et géolocaliser des arbres susceptibles de fournir les graines des futurs reboisements. Cola gigantea, karité, caïlcédrat, Terminalia superba ou encore Anogeissus leiocarpus figurent parmi les essences recherchées. Pour chaque porte-graines identifié, l’enjeu consiste notamment à connaître sa localisation et la période favorable à la récolte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prospection peut sembler très technique. Elle touche pourtant à une faiblesse classique des grandes campagnes de reboisement :&nbsp;<strong>le nombre de plants installés ne dit pas, à lui seul, ce que deviendra le paysage plusieurs années plus tard</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Planter beaucoup ne garantit pas une forêt</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, près de 39 millions de plants ont été mis en terre au Togo sur plus de 49 000 hectares. Pour 2026, l’objectif national porte sur 16,8 millions de plants supplémentaires et 11 250 hectares. Le pays maintient parallèlement son ambition d’atteindre un milliard d’arbres et 26 % de couverture forestière à l’horizon 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre la plantation et l’arbre adulte intervient une série de filtres : sécheresse, qualité du sol, pâturage, entretien, origine du matériel végétal ou mauvaise adaptation de l’espèce au milieu. Une étude publiée en 2025 sur des initiatives de restauration forestière au Togo relevait ainsi un taux moyen de survie de 59,55 % dans les sites étudiés, avec de fortes différences régionales. La sécheresse et le pâturage figuraient parmi les principales causes de mortalité observées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats ne peuvent être extrapolés à l’ensemble des plantations nationales, mais ils illustrent une distinction essentielle :&nbsp;<strong>un arbre comptabilisé le jour de sa plantation n’est pas nécessairement un arbre installé durablement dans l’écosystème</strong>. Les autorités elles-mêmes mettent désormais davantage l’accent sur la survie, l’entretien et le choix d’espèces adaptées aux différentes zones écologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Construire une filière de la semence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette évolution que prend sens la recherche actuelle de l’ODEF. Le Togo a créé en janvier 2026 un Centre national de semences forestières (CNSF), basé à Davié et placé sous la tutelle technique de l’Office. Sa mission ne consiste pas simplement à accumuler des graines : il doit sélectionner les peuplements semenciers, organiser les récoltes et fournir du matériel végétal présentant des qualités physiologiques, génétiques et sanitaires adaptées aux différentes zones agroécologiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cartographie des meilleurs arbres semenciers permet ainsi de constituer progressivement une sorte de patrimoine de référence. Savoir où se trouvent les individus intéressants, quand ils produisent leurs graines et dans quel environnement ils prospèrent doit permettre de mieux planifier les récoltes et de sélectionner les provenances destinées aux pépinières et aux opérations de restauration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’approche concerne des essences locales, dont le karité et le caïlcédrat, mais aussi certaines espèces introduites. Elle ouvre surtout une question de long terme : le reboisement ne consiste plus seulement à disposer de suffisamment de plants, mais à choisir&nbsp;<strong>le bon matériel végétal pour le bon territoire et pour le bon usage</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du milliard planté au milliard devenu forêt</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution introduit un changement de mesure. Pendant longtemps, les campagnes de reboisement sont naturellement racontées à travers les volumes : plants distribués, arbres mis en terre, hectares couverts. La structuration d’une filière semencière oblige à regarder plus loin, vers la survie, la croissance, l’adaptation et la diversité des peuplements obtenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quatre ans de l’échéance de 2030, l’écart reste considérable entre les quelque 39 millions de plants recensés depuis 2021 et l’objectif final du milliard. Mais l’enjeu n’est pas uniquement d’accélérer le rythme. Il est aussi d’éviter que la recherche du nombre ne réduise la restauration forestière à une succession de journées de plantation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réussite se mesurera finalement moins au nombre de jeunes plants passés entre les mains des planteurs qu’au nombre d’arbres encore debout plusieurs années plus tard.</strong>&nbsp;En partant désormais à la recherche de leurs meilleures graines, le Togo commence précisément à déplacer son regard de l’acte de planter vers la forêt qu’il veut réellement faire pousser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Boko Haram : l’IA franchit la frontière entre propagande et opérations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Boko Haram]]></category>
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		<category><![CDATA[NIGERIA]]></category>
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		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Nigeria : une étude de l’université de Cambridge documente l’intégration de plusieurs outils d’intelligence artificielle dans les activités de Boko Haram. Au-delà de la propagande, certains membres s’en servent désormais pour résoudre des problèmes techniques et préparer des opérations, faisant apparaître un nouveau risque : l’IA peut réduire l’expertise nécessaire à certaines tâches. Pendant plusieurs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nigeria : une étude de l’université de Cambridge documente l’intégration de plusieurs outils d’intelligence artificielle dans les activités de Boko Haram. Au-delà de la propagande, certains membres s’en servent désormais pour résoudre des problèmes techniques et préparer des opérations, faisant apparaître un nouveau risque : l’IA peut réduire l’expertise nécessaire à certaines tâches.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs années, l’utilisation de l’intelligence artificielle par les organisations terroristes était principalement observée dans leur communication : création d’images, traduction, propagande ou production accélérée de contenus. Au Nigeria, Boko Haram semble avoir franchi une étape supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude du Cambridge Programme on AI Science &amp; Policy (CASP), rattaché à l’université de Cambridge, décrit une utilisation beaucoup plus opérationnelle de l’IA. Les chercheurs ont interrogé 27 anciens membres de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2025 et 2026 sur des pratiques observées principalement en 2024. Selon leurs témoignages, les deux principales factions issues de Boko Haram ont utilisé plusieurs grands modèles d’IA pour assister certaines activités quotidiennes et combattantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un assistant technique disponible à la demande</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude cite notamment ChatGPT, Claude, Gemini, Grok, Meta AI et DeepSeek. Selon les anciens combattants interrogés, ces systèmes ont été sollicités pour la planification d’attaques, la résolution de problèmes liés aux armes ou encore la conception d’engins explosifs. Le rapport indique également que cet usage ne relève plus seulement d’initiatives individuelles : des unités spécialisées et des formations internes auraient été mises en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène marque une évolution importante. L’intérêt de l’IA pour un groupe armé ne réside pas nécessairement dans l’accès à une capacité entièrement nouvelle, mais dans la possibilité d’obtenir rapidement des informations techniques qui nécessiteraient autrement une personne expérimentée, une documentation spécialisée ou davantage de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs rapportent également que certaines connaissances auraient circulé par des réseaux jihadistes transnationaux, avec des formations dispensées par des membres de l’organisation État islamique. Des utilisateurs seraient parvenus à contourner certaines protections intégrées aux modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le risque d’une expertise devenue plus accessible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat dépasse Boko Haram. En juillet 2026, Tech Against Terrorism a publié un benchmark consacré spécifiquement aux usages terroristes et extrémistes violents de l’IA. L’organisation a testé 27 modèles à partir de près de 2 500 requêtes inspirées de situations réelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ un tiers des réponses apportaient, selon son évaluation, une aide exploitable supérieure à celle facilement accessible par une simple recherche sur Internet. Les modèles dont les dispositifs de sécurité avaient été retirés se sont montrés particulièrement vulnérables : deux versions ainsi modifiées ont accepté respectivement 89 % et 100 % des requêtes dangereuses soumises au test.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème change donc progressivement de nature. Les groupes terroristes n’ont pas nécessairement besoin de développer leurs propres systèmes d’intelligence artificielle. Ils peuvent chercher à détourner des technologies généralistes conçues pour des usages civils, comme ils l’ont précédemment fait avec les réseaux sociaux, les messageries chiffrées ou certains drones commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un danger réel, mais encore difficile à mesurer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de Cambridge appelle toutefois à la prudence. Elle repose principalement sur les témoignages rétrospectifs d’anciens membres. Elle ne démontre pas que l’intelligence artificielle a directement permis à Boko Haram de réussir une attaque particulière ni qu’elle a déjà transformé ses capacités militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usages documentés restent conventionnels. Le changement majeur réside plutôt dans leur organisation progressive : l’IA commence à être intégrée comme un outil parmi d’autres dans le fonctionnement de groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que se situe le nouveau défi. Les garde-fous des grands modèles peuvent réduire certains abus, mais les systèmes ouverts peuvent être modifiés et utilisés hors ligne, donc hors du contrôle direct de leurs concepteurs. Tech Against Terrorism estime ainsi que la prévention du détournement terroriste doit devenir un domaine spécifique des évaluations de sécurité des modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir transformé la propagande numérique,&nbsp;<strong>l’intelligence artificielle commence donc à franchir une frontière plus préoccupante : celle qui sépare l’information de l’assistance opérationnelle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Cambridge Programme on AI Science &amp; Policy, université de Cambridge ; Tech Against Terrorism.</p>
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