Le Pentagone a révélé que la Corée du Nord aurait envoyé environ 10 000 soldats dans l’est de la Russie, où ils s’entraînent à proximité de la frontière ukrainienne. Ce déploiement pourrait prochainement renforcer les forces russes opérant dans le cadre du conflit en Ukraine, a affirmé Sabrina Singh, porte-parole adjointe du Pentagone. Certaines de ces troupes se seraient déjà rapprochées de la zone de conflit, accentuant ainsi les tensions.
Pour le président américain Joe Biden, ce rapprochement militaire entre la Russie et la Corée du Nord représente un risque sérieux pour la stabilité internationale. Il a qualifié cette décision de « très dangereuse » lors d’une rencontre avec la presse, alors qu’il votait pour les élections présidentielles américaines.
De son côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, considère cette alliance militaire comme une « menace pour la paix mondiale ». Elle a souligné les risques d’une escalade globale, rappelant l’interconnexion entre la sécurité en Europe et en Asie de l’Est. Cette inquiétude a été partagée lors d’une conversation téléphonique avec le président sud-coréen Yoon Suk Yeol.
L’OTAN, par la voix de son secrétaire général Mark Rutte, a également exprimé ses préoccupations. Le déploiement de troupes nord-coréennes dans la région de Koursk, près de l’Ukraine, serait le signe du « désarroi croissant » de Moscou face aux difficultés rencontrées dans le conflit. Rutte a mis en garde contre ce renforcement de la coopération militaire entre la Russie et la Corée du Nord, qualifiant la situation d’escalade préoccupante.
La Rédaction

