Dans le nord du Togo, la restauration du fleuve Oti passe aussi par les arbres. Environ 3 000 plants ont été mis en terre le long des berges avec l’appui de la FAO, dans l’objectif de freiner leur dégradation et de renforcer la résistance du cours d’eau face aux effets combinés des activités humaines et du changement climatique.
Le reboisement engagé autour de l’Oti ne répond pas seulement à un objectif paysager. La végétation joue un rôle direct dans la stabilisation des sols, la limitation de l’érosion et la réduction de l’ensablement qui affecte progressivement certains cours d’eau.
Dans une zone régulièrement exposée aux inondations, cette restauration doit aussi permettre de recréer une protection naturelle capable d’absorber une partie des pressions exercées sur les rives.
Restaurer, mais surtout faire durer
La réussite de l’opération dépend toutefois de la survie des plants. La FAO accompagne donc également leur entretien et le remplacement de ceux qui dépérissent, afin d’éviter qu’une campagne de plantation ne reste sans effet à moyen terme.
Cette dimension est essentielle : restaurer une berge suppose plusieurs années de suivi avant que la végétation puisse pleinement jouer son rôle de fixation des sols et de protection de l’écosystème.
Long d’environ 520 kilomètres, le fleuve Oti traverse un espace hydrologique qui dépasse les frontières togolaises. Son fonctionnement dépend aussi des aménagements situés en amont, notamment des barrages présents dans son bassin.
Dans ce contexte, la restauration végétale des berges apparaît comme l’un des leviers les plus accessibles pour renforcer la résilience locale. Plus qu’une opération de plantation, elle vise à redonner au fleuve une partie de ses défenses naturelles face à l’érosion et aux crues.
La Rédaction

