Un vent d’espoir souffle sur le Moyen-Orient. Ce lundi, l’Égypte accueille à Charm el-Cheikh un sommet international pour la paix à Gaza, coprésidé par Abdel Fattah al-Sissi et Donald Trump. L’objectif : ouvrir une nouvelle ère de stabilité après des mois de guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas.
Un sommet sous haute surveillance internationale
Le rendez-vous réunit les dirigeants de plus de 20 pays, ainsi que le secrétaire général de l’ONU. Les États-Unis, l’Union européenne, la Turquie, le Qatar et plusieurs pays arabes sont représentés.
Selon les autorités égyptiennes, ce sommet vise à « mettre fin à la guerre, consolider les efforts pour la paix et reconstruire la bande de Gaza sur des bases durables ».
Ni Israël ni le Hamas n’y participent directement. Le gouvernement israélien a choisi de rester en retrait, tandis que le mouvement palestinien préfère passer par des médiateurs, notamment le Qatar et l’Égypte, déjà très impliqués dans les discussions de cessez-le-feu.
Trump de retour sur la scène diplomatique
Pour Donald Trump, ce sommet marque un retour spectaculaire sur la scène internationale. Le président américain, qui a récemment réactivé son engagement au Moyen-Orient, veut se poser en artisan d’une « paix pragmatique ». Son alliance de circonstance avec le président égyptien Sissiillustre une stratégie conjointe : placer Le Caire comme pivot régional et réaffirmer la puissance américaine dans la diplomatie proche-orientale.
Les discussions porteront notamment sur un accord de cessez-le-feu durable, l’accès humanitaire à Gaza, la reconstruction des infrastructures civiles et la mise en place d’un mécanisme de sécurité régional.
Une paix encore fragile
Malgré les ambitions affichées, les obstacles restent nombreux. Israël refuse pour l’instant toute discussion directe avec le Hamas, qu’il considère comme une organisation terroriste. De son côté, le Hamas exige la levée du blocus et la reconnaissance de son rôle politique dans la gestion de Gaza.
Les observateurs saluent toutefois l’initiative égyptienne, qui témoigne du retour du dialogue multilatéral dans une région longtemps paralysée par les rivalités.
L’enjeu pour l’Égypte et la région
Pour Le Caire, ce sommet est autant un pari diplomatique qu’un enjeu stratégique. L’Égypte cherche à consolider son rôle de médiateur incontournable et à renforcer son statut de puissance régionale de stabilité.
Le pays, voisin direct de Gaza, redoute en effet une extension du conflit et une nouvelle crise humanitaire à ses frontières.
Vers un tournant dans la diplomatie proche-orientale ?
Si les négociations aboutissent, le sommet de Charm el-Cheikh pourrait marquer une étape majeure dans l’histoire récente du conflit israélo-palestinien. Une relance du processus de paix sous l’égide égypto-américaine redonnerait une légitimité nouvelle aux efforts régionaux, tout en repositionnant le Caire au cœur du jeu diplomatique.
Le monde retiendra alors cette image rare : Trump et Sissi côte à côte, appelant à « transformer la guerre en opportunité de paix ».
La Rédaction

