À deux mois de sa troisième édition, le Salon du Livre Jeunesse de Lomé prépare un rendez-vous qui entend dépasser la simple exposition d’ouvrages. Du 14 au 17 octobre 2026, le Village du Bénin accueillera auteurs, éditeurs, illustrateurs et professionnels de plusieurs pays, avec l’ambition de faire de la littérature destinée aux jeunes générations un terrain de coopération culturelle.
Lomé prépare quatre jours autour du livre jeunesse
Le Salon du Livre Jeunesse de Lomé (SALIJEL) retrouvera le public du 14 au 17 octobre prochain au Village du Bénin de l’Université de Lomé. Pour cette troisième édition organisée par l’Association Lire au Togo, 30 exposants sont annoncés, avec des participants venus notamment de France, de Turquie, de Côte d’Ivoire, du Bénin, de Guinée et du Ghana.
Placée sous le thème « Le livre jeunesse, moteur de la coopération culturelle en Afrique de l’Ouest », la manifestation veut favoriser les échanges entre les différents métiers de la chaîne du livre. L’enjeu consiste notamment à multiplier les passerelles entre créateurs, maisons d’édition, libraires et institutions culturelles au-delà des frontières nationales.
Des lecteurs aux professionnels
Durant quatre jours, le SALIJEL proposera des espaces d’exposition et de vente, des ateliers consacrés à la lecture et à l’écriture ainsi que des rencontres professionnelles. La finale du concours « Les Étoiles de la Lecture » complétera cette programmation tournée en grande partie vers les jeunes publics.
Le salon souhaite également renforcer ses liens avec l’université. Une plateforme destinée notamment aux étudiants, futurs enseignants et bibliothécaires doit ouvrir un nouvel espace de réflexion autour de la transmission du livre et de la formation des lecteurs.
Derrière le salon, le défi de la circulation des livres
Cette nouvelle édition se prépare alors que la filière togolaise cherche encore à mieux organiser la diffusion de ses productions. La question ne se limite plus à publier : elle concerne aussi la capacité des ouvrages à rejoindre les librairies, les bibliothèques, les établissements scolaires et, finalement, leurs lecteurs.
La Foire internationale du livre de Lomé, relancée en avril dernier, avait déjà placé plusieurs de ces difficultés au centre des discussions. En se concentrant sur la jeunesse, le SALIJEL intervient sur un maillon essentiel : celui où se construisent les premières habitudes de lecture.
Les précédentes éditions ont déjà permis au rendez-vous de trouver son public. Plus de 5 000 visiteurs et 26 exposants issus de cinq pays avaient participé à l’édition 2024, tandis que la fréquentation de 2025 s’était maintenue à un niveau comparable.
En octobre prochain, le défi sera donc d’aller au-delà des chiffres. En élargissant les échanges entre professionnels et en rapprochant davantage le livre de l’école et de l’université, le SALIJEL cherchera à consolider une place encore fragile mais déterminante : celle de la littérature jeunesse dans le paysage culturel togolais.
La Rédaction

