À l’occasion du 21ᵉ anniversaire du décès du général Gnassingbé Eyadéma, survenu le 5 février 2005, plusieurs initiatives de recueillement et de prière sont organisées aussi bien au Togo qu’au sein de la diaspora. Ces commémorations, à dominante religieuse, visent à honorer la mémoire de l’ancien chef de l’État, qui a dirigé le pays pendant près de trente-huit ans, dans un esprit de sobriété et de rassemblement.
Des offices interconfessionnels sur l’ensemble du territoire
Au Togo, les manifestations prennent la forme d’offices religieux organisés dans plusieurs localités. À Lomé, Tsévié, Blitta, Kara et dans d’autres villes de l’intérieur, des prières musulmanes, des cultes protestants et des messes catholiques sont célébrés pour le repos de l’âme de l’ancien président.
Ces rencontres réunissent fidèles, responsables religieux, autorités administratives ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Elles se déroulent dans un climat de recueillement, marqué par des messages axés sur la paix, la cohésion sociale et la responsabilité collective.
Un temps de mémoire et d’unité nationale
Au-delà de l’aspect spirituel, ces célébrations rappellent une dimension plus large : celle d’un temps de mémoire partagé. Les homélies et prises de parole invitent généralement à la méditation sur l’histoire du pays, à la préservation de la stabilité nationale et à la promotion du vivre-ensemble.
Dans certaines localités, la participation conjointe des populations civiles et des corps en uniforme traduit une volonté de commémoration inclusive, où la mémoire se conjugue avec l’exigence de paix et de continuité institutionnelle.
La diaspora mobilisée autour d’un hommage à Paris

Hors du territoire togolais, la diaspora s’associe également à cet anniversaire. En France, la section française du parti Union pour la République (UNIR) organise une messe anniversaire d’action de grâce en mémoire de Gnassingbé Eyadéma.
La célébration est prévue le 7 février à 18 heures à l’église de la Madeleine, à Paris. Elle doit rassembler militants, sympathisants et membres de la communauté togolaise vivant en Europe autour d’un moment de prière et de recueillement.
Une cérémonie à vocation spirituelle
Selon les organisateurs, cette messe vise à honorer la mémoire de l’ancien président et à rendre grâce pour ce qu’ils considèrent comme son héritage politique et institutionnel. L’événement est présenté comme un cadre essentiellement spirituel, destiné à permettre à la diaspora de se retrouver dans une atmosphère apaisée, loin des débats et des lectures partisanes.
Une mémoire entretenue au-delà des frontières
Entre Lomé, les villes de l’intérieur et Paris, ces initiatives dessinent un cadre commémoratif élargi, témoignant de la place particulière qu’occupe le général Gnassingbé Eyadéma dans l’histoire contemporaine du Togo.
Chaque année, la date du 5 février demeure un repère symbolique, consacré à la réflexion, à la prière et au souvenir, aussi bien sur le territoire national qu’au sein des communautés togolaises établies à l’étranger.
La Rédaction

