Une sécheresse dans une région agricole, l’érosion sur le littoral ou la pression sur les ressources en eau ne produisent ni les mêmes effets ni les mêmes besoins d’adaptation. Avec Adaptogo, le Togo se dote d’un système destiné à suivre ces différences dans le temps et à donner une dimension plus territoriale aux décisions climatiques.
La plateforme rassemble des indicateurs concernant plusieurs secteurs particulièrement exposés aux transformations du climat : agriculture, forêts, ressources en eau, énergie, tourisme, infrastructures de transport et zones côtières.
L’intérêt réside moins dans l’accumulation de données que dans leur niveau de précision. Adaptogo doit permettre d’observer les vulnérabilités à l’échelle nationale, mais également de descendre au niveau des territoires afin de mieux distinguer leurs situations respectives.
Passer du constat à la localisation du risque
Cette approche peut modifier la manière de hiérarchiser les politiques d’adaptation. Un indicateur suivi dans le temps permet non seulement de constater une dégradation, mais aussi d’identifier les espaces où elle s’accélère et les secteurs qui deviennent les plus exposés.
Pour les pouvoirs publics, l’enjeu est donc de disposer d’informations comparables afin d’orienter plus précisément les interventions et d’en mesurer ensuite les résultats.
Financée par le Fonds vert pour le climat avec l’appui technique de la FAO, la plateforme devra toutefois être régulièrement alimentée et actualisée pour conserver sa pertinence.
Car dans la politique climatique, disposer de données n’est qu’une première étape. La véritable valeur d’Adaptogo se mesurera à sa capacité à transformer ces indicateurs en arbitrages : savoir quel territoire protéger en priorité, quelle vulnérabilité traiter et où concentrer les moyens disponibles.
La Rédaction

