La députée de l’opposition Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la CDPA et membre de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), a dénoncé avec vigueur la récente désignation de deux représentants togolais au Parlement de la CEDEAO.
Une procédure contestée
Dimanche, l’opposante a critiqué la nomination de Séna Alipui (UFC) et d’Innocent Kagbara (PDP), estimant qu’elle ne respecte pas les règles établies. « Ils n’ont pas été choisis par leurs pairs, ni par l’Assemblée nationale ni par le Sénat. Nous allons saisir le bureau de l’Assemblée nationale et toutes autres instances nécessaires », a-t-elle déclaré.
La légitimité en question
Au-delà de la procédure, Mme Adjamagbo-Johnson remet en cause la légitimité des deux parlementaires. Selon elle, « les deux sénateurs envoyés sont des nommés, alors qu’il y en a qui sont élus. Ils n’ont pas la légitimité de ceux qui ont été choisis au suffrage universel. »
Une ambition personnelle assumée
La figure de l’opposition ne cache pas non plus sa propre volonté d’intégrer l’instance régionale. « Pourquoi ne le voudrais-je pas ? J’ai la volonté et la capacité de représenter les populations du Togo », a-t-elle affirmé, soulignant qu’elle se verrait bien porter la voix du pays au sein du Parlement de la CEDEAO.
La Rédaction

