Depuis plus de sept ans, les régions anglophones du Cameroun – le Nord-Ouest et le Sud-Ouest – sont secouées par des tensions croissantes. Chaque premier octobre, date marquant l’anniversaire de la déclaration d’indépendance de l’Ambazonie par des groupes séparatistes, ravive la contestation et donne lieu à des manifestations et des heurts.
Dans ce contexte difficile, les gouverneurs Adolphe Lele Lafrique du Nord-Ouest et Bernard Okalia Bilai du Sud-Ouest se sont imposés comme les figures incontournables de la défense de l’intégrité du Cameroun. Responsables de maintenir l’ordre dans ces régions marquées par des affrontements et une défiance vis-à-vis de Yaoundé, ils orchestrent les opérations de sécurité, coordonnent les forces de l’ordre et sont souvent amenés à jouer un rôle d’intermédiaire face à une population divisée et méfiante.
Ces deux hauts fonctionnaires, bras droits du régime dans ces territoires anglophones, font face à un double défi : contenir les actions des mouvements séparatistes, tout en tentant de restaurer la confiance d’une partie de la population dans l’État camerounais.
La Rédaction

