Le 20 juillet 2026, l’espace Fendika @ Hyatt réunit arts visuels et création musicale autour du vernissage de l’exposition « Majagua » et d’un concert de jazz. Une soirée conçue comme une rencontre entre artistes éthiopiens, caribéens et indonésiens, au cœur d’une capitale devenue l’un des foyers créatifs les plus dynamiques d’Afrique de l’Est.
Addis-Abeba – À quelques heures d’intervalle, les murs d’une galerie et les rythmes d’une scène de jazz feront circuler les imaginaires entre plusieurs continents. Le Fendika Cultural Center organise, le 20 juillet 2026 au Hyatt Regency Addis Ababa, une soirée où peinture et musique se répondent, révélant la vocation interculturelle de ce lieu devenu un point de rencontre de la création contemporaine.
« Majagua », une exposition née de la rencontre
La soirée s’ouvrira à 17 h 30 par le vernissage de « Majagua », une exposition réunissant les peintres Yoseph Seboksa et José Eibar Castillo. À travers leurs œuvres, les deux artistes confrontent des histoires, des sensibilités et des territoires distincts, tout en recherchant un langage plastique commun.
Le titre « Majagua » renvoie à un arbre tropical et à une matière traditionnellement utilisée dans plusieurs régions caribéennes. Il suggère les notions d’enracinement, de mémoire et de résistance, mais aussi la capacité des cultures à se transformer lorsqu’elles entrent en contact.
Cette rencontre entre un artiste éthiopien et un créateur issu d’un autre horizon prolonge la vocation de Fendika : faire de l’art un espace de circulation plutôt qu’un territoire fermé.
Quand le jazz prolonge le dialogue
La musique prendra le relais avec un concert réunissant Kaÿn Lab, le Lili Iarguen Band et le pianiste indonésien Nial Djuliarso.
Kaÿn Lab développe un jazz expérimental nourri des rythmes et des modes musicaux éthiopiens. Le groupe s’inscrit ainsi dans une tradition de réinvention qui a fait d’Addis-Abeba l’un des centres historiques du jazz africain, sans jamais réduire cet héritage à une forme figée.
La présence de Nial Djuliarso élargira encore ce dialogue. Le musicien indonésien inscrit son jeu dans une circulation internationale du jazz, genre né de métissages successifs et constamment remodelé par les territoires qu’il traverse.
Addis-Abeba, carrefour de créations contemporaines
En associant exposition et concert au cours d’une même soirée, Fendika dépasse la logique d’une programmation culturelle compartimentée. Les arts visuels, les traditions musicales éthiopiennes et le jazz international s’y rencontrent comme différentes expressions d’une même volonté : créer des passerelles entre les mémoires et les sensibilités.
Cette démarche correspond à l’identité du Fendika Cultural Center, né de l’univers des maisons d’azmari d’Addis-Abeba avant d’élargir son activité aux expositions, aux performances et aux collaborations internationales.
À travers son implantation au Hyatt Regency, le centre investit également un nouvel espace de visibilité, situé au croisement de la vie culturelle locale et des circulations internationales qui traversent la capitale éthiopienne.
Une soirée, plusieurs géographies artistiques
« Majagua » et le concert qui lui succède composent ainsi bien davantage qu’un double rendez-vous. Ils dessinent une cartographie artistique reliant l’Éthiopie, les Caraïbes et l’Asie du Sud-Est.
Dans cette circulation, les œuvres ne cherchent pas à effacer les différences. Elles les mettent en présence, faisant de la peinture et du jazz deux langages capables de rapprocher des histoires éloignées et de produire de nouvelles formes de création partagée.
La Rédaction

