Le Togo se rapproche des objectifs internationaux de lutte contre le VIH/sida. L’ONUSIDA reconnaît des avancées significatives dans le dépistage et l’accès aux traitements, tout en identifiant des insuffisances qui pourraient compromettre l’échéance de 2030. La suppression de la charge virale, la protection des jeunes et la prévention de la transmission mère-enfant constituent désormais les principales priorités.
Des indicateurs encourageants, mais encore incomplets
Le Togo affiche des résultats proches des cibles « 95-95-95 » établies par les Nations unies. Selon les données présentées par l’ONUSIDA, 94 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique. Parmi elles, 93 % bénéficient d’un traitement antirétroviral, tandis que 85 % des patients traités présentent une charge virale supprimée.
Ces chiffres témoignent des progrès accomplis, mais révèlent également une différence importante entre l’accès aux médicaments et leur efficacité durable.
La suppression virale demeure essentielle : lorsqu’elle est maintenue à un niveau indétectable, elle protège la santé des patients et empêche la transmission sexuelle du VIH.
L’ONUSIDA veut renforcer la prévention
Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, le directeur multipays de l’ONUSIDA pour le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire, Christian Mouala, a salué la trajectoire nationale.
L’agence onusienne entend néanmoins intensifier son accompagnement, particulièrement auprès des 15-24 ans, une population pour laquelle les progrès restent insuffisants.
Une stratégie multisectorielle est envisagée afin d’améliorer la sensibilisation, la prévention et l’accès aux services adaptés aux jeunes. La réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant constitue l’autre priorité annoncée.
L’horizon 2030 reste accessible
L’ONUSIDA souligne également la participation du Togo aux discussions internationales, notamment lors de l’adoption de la déclaration politique sur le VIH en juin 2026.
Christian Mouala considère l’élimination du sida comme menace de santé publique d’ici 2030 comme un objectif crédible. Cette perspective ne signifie toutefois pas l’éradication du virus.
Les prochaines années seront déterminantes pour consolider les acquis et réduire les écarts persistants. La progression nationale devra surtout bénéficier aux populations encore insuffisamment couvertes par les dispositifs de prévention et de soins.
La Rédaction

