Ce proverbe utilise une image volontairement familière pour rappeler que certaines charges font tellement partie de notre existence qu’il nous appartient de les assumer, même lorsqu’elles deviennent difficiles à porter.
On peut déposer un fardeau extérieur lorsque la fatigue devient trop grande. Les fesses, elles, accompagnent leur propriétaire partout : impossible de les abandonner en chemin. L’humour de l’image permet ainsi d’exprimer une idée sérieuse sur la responsabilité et l’acceptation de ce qui nous incombe personnellement.
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Origine
Cette formule relève de la tradition orale africaine, mais son attribution précise à un peuple ou à une langue particulière n’est pas suffisamment établie pour être affirmée avec certitude. Elle appartient à ces proverbes populaires qui utilisent le corps et l’humour pour transmettre une leçon immédiatement compréhensible.
Signification
Ce proverbe signifie que certaines responsabilités ne peuvent être abandonnées simplement parce qu’elles deviennent pesantes. Ce qui relève profondément de notre vie — nos choix, nos engagements, certaines obligations familiales ou les conséquences de nos actes — doit être assumé jusqu’au bout.
L’expression souligne aussi que la perception du poids dépend du lien que nous entretenons avec ce que nous portons. Une charge imposée par autrui paraît parfois insupportable, tandis que nous trouvons des forces inattendues pour supporter ce qui nous appartient véritablement ou ce qui nous tient à cœur.
Le proverbe invite enfin à la responsabilité personnelle. Les autres peuvent accompagner, conseiller ou aider, mais ils ne peuvent pas toujours prendre notre place. Certaines étapes du chemin restent les nôtres, même lorsque la fatigue se fait sentir.
« Les fesses ne sont jamais lourdes pour celui qui les porte ; même fatigué, il peut les ramener à la maison » rappelle avec humour que l’on ne se débarrasse pas de toutes ses responsabilités en cours de route. Ce qui nous appartient véritablement trouve souvent en nous la force nécessaire pour aller jusqu’au bout.
La Rédaction

