Ils produisent, réparent, transforment et transmettent des savoir-faire essentiels à l’économie locale, mais peinent encore à faire entendre leurs besoins. Dans les Plateaux, la nouvelle équipe de la Chambre régionale de métiers a pour mission de transformer cette diversité professionnelle en une voix plus structurée auprès des pouvoirs publics.
Le nouveau bureau de la Chambre régionale de métiers des Plateaux a été installé récemment à Atakpamé. Composée de douze membres, dont six femmes, l’équipe est dirigée par Adjibogou Ayédjo pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois.
Au-delà de cette installation, l’enjeu est de mieux organiser la représentation d’un secteur qui regroupe de nombreux métiers et joue un rôle important dans l’activité économique régionale.
Porter les besoins du terrain
La nouvelle équipe devra défendre les intérêts des artisans auprès des autorités publiques et des institutions régionales. Elle sera notamment attendue sur les questions de formation, d’accès aux équipements, de financement et d’amélioration des conditions de travail.
La Chambre devra aussi servir d’intermédiaire entre les professionnels et les pouvoirs publics, afin que les décisions concernant le secteur tiennent davantage compte des réalités vécues dans les ateliers et les unités de production.
Une gouvernance plus représentative
La présence de six femmes au sein du bureau constitue l’un des traits marquants de cette nouvelle équipe. Elle reflète la place importante occupée par les artisanes dans plusieurs branches d’activité de la région.
Pour le gouverneur des Plateaux, le général de brigade Dadja Maganawé, les élus devront rester à l’écoute de leurs pairs et défendre leurs préoccupations avec constance. Il a également salué le rôle de l’artisanat dans la préservation du patrimoine économique et culturel.
Faire de la Chambre un véritable relais économique
Le nouveau président, Adjibogou Ayédjo, a appelé les artisans à la rigueur et au travail afin de renforcer le rayonnement du secteur.
Le principal défi sera désormais de faire de la Chambre régionale de métiers une structure réellement utile aux professionnels. Sa crédibilité se mesurera moins au nombre de réunions tenues qu’à sa capacité à obtenir des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les artisans et à mieux intégrer leurs activités aux politiques de développement régional.
La Rédaction

