Les épisodes pluvieux ne mettent pas seulement les quartiers de Lomé à l’épreuve ; ils constituent aussi un véritable test pour les infrastructures chargées de canaliser les eaux. À l’approche de nouvelles précipitations annoncées sur la capitale, les autorités ont engagé une série de contrôles sur les principaux ouvrages hydrauliques afin de mesurer leur capacité à faire face à un nouvel épisode météorologique.
Quelques semaines après les fortes pluies qui ont saturé plusieurs bassins d’orage et provoqué des débordements dans différents secteurs de la ville, la priorité est désormais d’anticiper plutôt que de subir. Cette démarche passe par une surveillance renforcée des équipements destinés à retenir, canaliser et évacuer les eaux de ruissellement.
C’est dans cette logique que le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une tournée d’inspection sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. Les bassins d’orage de Tokoin Tamé, Agbalépédo, 2 Lions, Caméléon, Awatamé et Babakopé figuraient parmi les infrastructures examinées afin d’évaluer leur état et l’évolution du niveau des eaux.
Des points sensibles sous observation
La mission s’est également rendue à la retenue d’eau de Togo 2000, aux exutoires du Lac Ouest ainsi qu’au chenal qui assure l’évacuation du trop-plein de la lagune de Boka vers l’océan. À Winners Chapel, où les eaux avaient fortement affecté le quartier, les opérations de pompage se poursuivent afin d’accélérer le retour à des conditions normales.
Selon les constats effectués sur le terrain, les niveaux d’eau enregistrent une baisse significative par rapport aux jours ayant suivi les fortes précipitations de fin juin, signe d’une amélioration progressive de la situation.
Une vigilance qui reste de mise
Même si les nouvelles pluies annoncées par l’Agence nationale de la protection civile devraient être de faible intensité, les autorités entendent maintenir une surveillance étroite des infrastructures hydrauliques. Cette vigilance vise à détecter rapidement toute montée inhabituelle des eaux et à intervenir avant que les ouvrages n’atteignent leur capacité maximale.
Au-delà de cette séquence météorologique, ces inspections rappellent que l’entretien régulier des bassins d’orage, des canaux d’évacuation et des stations de pompage constitue un élément essentiel de l’adaptation de Lomé aux phénomènes climatiques de plus en plus fréquents. La performance de ces infrastructures sera déterminante pour réduire les perturbations et mieux protéger les populations lors des prochaines saisons des pluies.
La Rédaction

