Après le passage des feux de végétation qui ont fragilisé plusieurs exploitations, le secteur café-cacao organise la reconstruction du potentiel agricole local. À Kpélé-Elé, dans la commune de Kpélé 2, le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) a lancé une opération de restauration des vergers à travers la distribution de 4 850 plants de caféiers, de cacaoyers et d’essences agroforestières. Une première étape avant le déploiement de 10 000 plants destinés à relancer durablement la production.
Dans les zones rurales touchées par les aléas climatiques et les feux de végétation, la question n’est plus seulement celle de la production, mais aussi celle de la reconstruction du capital agricole. À Kpélé-Elé, dans la commune de Kpélé 2, le CCFCC intervient pour accompagner les producteurs sinistrés et accélérer la remise en état des exploitations.
L’opération, marquée par la distribution de 4 850 plants de caféiers, de cacaoyers et d’arbres agroforestiers, constitue le premier volet d’un programme plus vaste qui prévoit l’acheminement de 10 000 plants dans cette localité. Le lancement a été symbolisé par une mise en terre de jeunes plants dans l’enceinte de la future mairie de la commune.
Au-delà d’un simple remplacement des plants détruits, cette initiative s’inscrit dans une logique de reconstruction durable des filières agricoles. Elle traduit la volonté d’accompagner les producteurs vers des systèmes de culture plus résistants aux pressions climatiques.
Un appui inscrit dans la stratégie nationale café-cacao
L’intervention du CCFCC s’aligne sur les orientations du Plan de développement café-cacao (PDCC), qui vise à moderniser les deux filières à travers le renouvellement des plantations vieillissantes, l’amélioration des rendements et l’adaptation des exploitations aux nouveaux défis environnementaux.
Le choix d’associer caféiers, cacaoyers et essences agroforestières répond également à une ambition écologique. Cette approche favorise la restauration des sols, améliore la protection des cultures et encourage des pratiques agricoles conciliant production et préservation des ressources naturelles.
Cette action locale intervient dans un contexte national de relance des filières café et cacao. Au début du mois de juin, le CCFCC avait engagé une campagne de distribution portant sur 398 240 plants à travers le pays, comprenant des cacaoyers, des caféiers et des arbres d’ombrage.
Depuis 2021, près de 940 000 plants ont ainsi été introduits dans le paysage agricole togolais, contribuant à la régénération d’environ 705 hectares de plantations.
Reconstituer une filière stratégique pour l’économie togolaise
Derrière ces opérations de terrain se joue un enjeu économique majeur. Le café et le cacao représentent environ 1,2 % du produit intérieur brut (PIB) national et constituent une source de revenus pour près de 32 000 producteurs à travers le pays.
Les efforts engagés commencent à produire des résultats. Lors de la campagne 2024-2025, les exportations ont atteint 24 000 tonnes pour le cacao et 4 400 tonnes pour le café, enregistrant une progression significative par rapport aux volumes précédents.
À Kpélé comme dans les autres bassins de production, le défi consiste désormais à transformer ces programmes de soutien en une véritable dynamique de renouvellement agricole. En misant sur la replantation et la résilience des exploitations, le Togo cherche à consolider deux filières qui restent essentielles pour les revenus ruraux et l’économie nationale.
La Rédaction

