En mars 1991, en Corée du Sud, une disparition d’enfants va profondément marquer la société et devenir l’un des cold cases les plus célèbres du pays. Cinq garçons âgés de 9 à 13 ans quittent leur quartier pour une excursion dans les montagnes proches de Daegu. Ils ne reviendront jamais.
Malgré des recherches d’une ampleur exceptionnelle et une mobilisation nationale rare à l’époque, aucune trace des enfants ne sera retrouvée pendant plus d’une décennie.
Une sortie qui tourne à la disparition totale
Le 26 mars 1991, jour férié, les cinq enfants se rendent sur le mont Waryong, près de Daegu. Leur objectif est simple : chercher des œufs de salamandres dans la montagne.
Ils sont rapidement surnommés dans les médias les “Frog Boys”, une appellation née d’une confusion entre salamandres et grenouilles, qui restera associée à l’affaire.
Très vite, leur absence inquiète les familles, et les autorités déclenchent une opération de recherche sans précédent.
Une mobilisation nationale massive
L’affaire prend une ampleur considérable en Corée du Sud.
Plusieurs centaines de milliers de policiers, militaires et volontaires sont mobilisés au fil des recherches. Les opérations s’étendent sur de vastes zones montagneuses difficiles d’accès.
Même le président de la République de l’époque s’implique personnellement dans le suivi du dossier, ce qui témoigne de l’importance nationale de la disparition.
Pourtant, aucune trace exploitable n’est retrouvée pendant onze ans.
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Une découverte tardive et troublante
En 2002, un promeneur découvre par hasard des restes humains sur le mont Waryong. Les analyses confirment qu’il s’agit bien des cinq enfants disparus en 1991.
Les vêtements et les ossements sont retrouvés entremêlés dans une zone isolée de la montagne, relançant immédiatement l’affaire.
Des causes de décès controversées
Les premières hypothèses évoquent une mort liée aux conditions climatiques ou à un accident en montagne.
Mais les examens médico-légaux révèlent des éléments beaucoup plus troublants.
Certaines victimes présentent des traumatismes crâniens importants compatibles avec des coups portés par un objet contondant. D’autres blessures laissent envisager l’usage d’une arme blanche.
Ces éléments rendent l’hypothèse d’un simple accident beaucoup moins probable.
Une affaire classée sans auteur identifié
Malgré la découverte des corps, l’enquête ne parvient jamais à identifier un suspect.
Les faits étant anciens et les délais légaux dépassés, l’affaire échappe également à toute possibilité de poursuite judiciaire effective dans le cadre du droit de l’époque.
Le dossier reste donc officiellement non résolu, malgré la reconnaissance implicite d’un acte criminel.
Une énigme toujours vive en Corée du Sud
Plus de trente ans après les faits, l’affaire des Frog Boys continue de marquer la mémoire collective en Corée du Sud.
Elle est régulièrement évoquée dans les médias, les documentaires et les analyses criminologiques comme l’un des cas les plus emblématiques de disparition d’enfants jamais élucidée en Asie.
Entre accident de montagne improbable et homicide non résolu, le mystère demeure entier.
La Rédaction
Sources et références
- archives judiciaires sud-coréennes sur l’affaire des Frog Boys
- rapports médico-légaux de la découverte de 2002
- enquêtes policières nationales sud-coréennes
- documentaires et reconstitutions criminologiques
- presse sud-coréenne et analyses internationales sur le cold case

