Un assistant pas comme les autres dans l’Afrique coloniale
À la fin du XIXe siècle, dans le système ferroviaire de la Cape Government Railways en Afrique du Sud, un employé hors du commun attire l’attention : un babouin nommé Jack. L’animal devient l’assistant d’un homme amputé des deux jambes, James Wide, chargé de tâches liées à la gestion des signaux ferroviaires.
Dans un environnement où la sécurité du trafic repose sur la rigueur des procédures, la présence d’un animal dans une fonction opérationnelle surprend déjà par elle-même.
Une collaboration née d’une nécessité
Selon les récits historiques, James Wide, surnommé “Jumper”, aurait progressivement entraîné Jack à exécuter des tâches simples liées à son travail quotidien : actionner des leviers, transmettre des signaux et assister aux opérations de surveillance de la ligne.
Face à la régularité de ses gestes et à son comportement jugé fiable, le babouin finit par être toléré dans l’environnement ferroviaire, puis formellement examiné par les autorités de la compagnie.
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Une reconnaissance officielle exceptionnelle
Après observation, la Cape Government Railways aurait autorisé la présence de Jack et lui aurait attribué un statut particulier. L’animal reçoit même une forme de rémunération symbolique, composée d’une petite somme d’argent et d’une ration régulière de bière.
Ce cas demeure exceptionnel dans l’histoire des administrations coloniales, où les normes de travail étaient strictement encadrées et rarement adaptées à des situations atypiques de ce type.
Une fin devenue légende
Jack aurait travaillé plusieurs années aux côtés de James Wide sans incident majeur rapporté dans les sources historiques disponibles. Après sa mort en 1890, son histoire continue de circuler, jusqu’à devenir un cas emblématique de coopération homme-animal dans un contexte industriel.
Son crâne est aujourd’hui conservé au Albany Museum de Grahamstown, où il témoigne encore de cet épisode singulier de l’histoire ferroviaire sud-africaine.
La Rédaction

