Du 19 au 27 juin 2026, Rabat redevient l’une des capitales mondiales de la musique avec l’ouverture de la 21e édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde. Bien plus qu’un rendez-vous festif, l’événement s’est imposé au fil des années comme une vitrine culturelle où se croisent artistes internationaux, stars africaines, figures du monde arabe et talents marocains.
Ce vendredi 19 juin, les projecteurs se rallument sur les grandes scènes de la capitale marocaine et de la ville voisine de Salé. Pendant neuf jours, des centaines de milliers de festivaliers sont attendus pour assister à une programmation qui mêle rap, pop, musiques africaines, traditions arabes, jazz, électro et créations du monde. Depuis sa création en 2001, Mawazine s’est transformé en un phénomène culturel majeur, capable de réunir sur un même territoire des artistes venus de plusieurs continents.
Une scène où se rencontrent les cultures du monde
Sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, le festival revendique une ambition singulière : faire dialoguer les cultures à travers la musique. Cette philosophie explique la diversité exceptionnelle de sa programmation, qui refuse les frontières artistiques et linguistiques.
L’édition 2026 illustre parfaitement cette ouverture. Les scènes de Rabat et Salé accueilleront aussi bien des figures de la musique africaine que des vedettes internationales, des artistes arabes populaires, des groupes de K-pop, des musiciens de jazz ou encore des représentants des nouvelles scènes urbaines.
OLM Souissi, le cœur battant du festival
Parmi les espaces emblématiques de Mawazine, la scène OLM Souissi demeure la plus spectaculaire. Véritable temple des grands rassemblements populaires, elle accueille chaque année les artistes les plus attendus devant des foules considérables.
L’ouverture de cette 21e édition sera assurée par Ninho le 19 juin. Les jours suivants verront défiler notamment Major Lazer, Tyla, Nicky Jam, ITZY, Rema, Tiësto et Tyga.

Une vitrine pour les musiques africaines
Si Mawazine attire les grandes stars internationales, le festival demeure également un espace de valorisation des scènes africaines contemporaines. L’édition 2026 met notamment à l’honneur des artistes dont le succès dépasse désormais largement les frontières du continent.
La présence de Tyla, figure montante de la musique sud-africaine, ou encore de Rema, l’un des principaux ambassadeurs de l’afrobeats nigérian, témoigne de l’influence croissante des créations africaines dans l’industrie musicale mondiale.
Cette visibilité participe à faire de Mawazine un observatoire privilégié des transformations culturelles du continent, où traditions locales et tendances globales se rencontrent dans un même espace.
Un outil de rayonnement culturel pour le Maroc
Au-delà de sa dimension artistique, le festival constitue également un puissant levier de diplomatie culturelle. Chaque édition contribue à renforcer l’image du Maroc comme carrefour entre l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et les Amériques.
Les concerts investissent plusieurs lieux emblématiques de Rabat et Salé, transformant les deux villes en vaste scène à ciel ouvert. Cette dispersion géographique permet au festival de toucher des publics très différents tout en favorisant l’accès populaire à la culture grâce à de nombreux spectacles gratuits.
Une institution culturelle continentale
Vingt-et-un ans après sa création, Mawazine dépasse désormais le statut de simple festival musical. L’événement s’est imposé comme l’un des plus importants rassemblements culturels du continent africain et du monde arabe, réunissant chaque année des artistes de dizaines de nationalités.
À travers cette nouvelle édition, Rabat confirme sa place parmi les grandes capitales culturelles internationales, tandis que Mawazine poursuit son ambition originelle : faire de la musique un langage commun capable de relier les peuples au-delà des frontières.
La Rédaction

