Porté par une hausse continue des financements publics et la montée en puissance de l’Assurance maladie universelle, le Togo renforce son système de santé afin de réduire les inégalités d’accès aux soins, notamment dans les zones rurales et enclavées.
LOMÉ – La politique sanitaire togolaise s’inscrit dans une dynamique de consolidation continue, articulée autour d’un accroissement régulier des investissements publics et d’une extension progressive des mécanismes de protection sociale. L’objectif affiché est de garantir un accès plus équitable à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire, notamment dans les localités les plus reculées et éloignées des centres urbains.
Entre 2017 et 2021, les dépenses courantes de santé ont atteint plus de 444,6 milliards de francs CFA, confirmant le positionnement du secteur comme l’une des priorités structurelles de l’action publique.
Un effort budgétaire supérieur à la moyenne régionale
Dès 2017, les dépenses de santé représentaient 6,2 % du produit intérieur brut, un niveau supérieur aux moyennes observées en Afrique de l’Ouest (4 %), sur le continent africain (5,6 %) et dans les pays en développement (5,4 %). Cette performance traduit une orientation politique axée sur le renforcement du capital humain comme levier de développement.
Cette dynamique budgétaire illustre une volonté d’inscrire durablement la santé au cœur des stratégies nationales de croissance et de réduction des vulnérabilités sociales.
Renforcement progressif de l’offre de soins
Sur le terrain, cette orientation se matérialise par la construction et la réhabilitation de structures sanitaires, l’équipement de nouveaux centres de santé ainsi que le recrutement de personnels médicaux qualifiés.
Les autorités sanitaires mettent également l’accent sur l’amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels, afin de limiter les ruptures de stock qui affectent régulièrement la continuité des soins dans certaines localités.
Vers une couverture sanitaire plus inclusive
Le développement de l’Assurance maladie universelle (AMU) constitue l’un des piliers majeurs de cette réforme. Ce dispositif vise à réduire significativement le poids des dépenses de santé pour les ménages vulnérables et à élargir la base de la couverture sanitaire.
Sa mise en œuvre progressive marque une évolution importante vers un système de santé plus inclusif, reposant sur des mécanismes de solidarité et de mutualisation des risques.
Une trajectoire budgétaire en hausse en 2026
Pour l’exercice 2026, le budget alloué au secteur de la santé s’élève à 118 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 3,6 % par rapport à l’année précédente. Cette progression confirme la continuité de l’effort public en faveur du secteur sanitaire et la volonté de renforcer les capacités du système face aux besoins croissants de la population.
La Rédaction

