Du 2 au 4 juin 2026, la capitale togolaise accueille la 8ᵉ édition du forum des agences nationales de volontariat de l’espace Cédéao. Plus qu’un simple rendez-vous institutionnel, cette rencontre met en lumière la place croissante du volontariat dans les politiques de développement et l’expérience accumulée par le Togo dans ce domaine.
LOMÉ, Togo – Pendant trois jours, la capitale togolaise devient le point de convergence des acteurs du volontariat ouest-africain à l’occasion du forum annuel des agences nationales de volontariat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Dans un contexte régional marqué par les défis de l’emploi des jeunes, de l’inclusion sociale et du développement local, cette 8ᵉ édition se veut un espace d’échanges d’expériences, de partage de bonnes pratiques et de réflexion sur les moyens de renforcer l’engagement citoyen au service des communautés.
Le modèle togolais au cœur des échanges
Si Lomé accueille cette rencontre régionale, c’est aussi parce que le Togo figure parmi les pays ayant structuré le plus tôt une politique publique dédiée au volontariat. Depuis la création de l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT) en 2011, des milliers de jeunes ont été mobilisés dans des secteurs aussi variés que l’éducation, la santé, le développement communautaire ou encore l’appui aux services publics.
Selon les données communiquées par l’agence, 83 842 volontaires ont été mobilisés à travers le pays depuis le lancement du programme. Cette dynamique a contribué à renforcer la présence de services de proximité dans plusieurs localités tout en offrant à de nombreux jeunes une première expérience professionnelle et citoyenne.
Au fil des années, le volontariat s’est ainsi imposé comme un outil d’accompagnement des politiques publiques, mais également comme un mécanisme favorisant l’insertion socio-économique des jeunes.
Une ouverture vers la coopération internationale
L’expérience togolaise ne se limite plus au cadre national. À travers le programme des Volontaires internationaux de réciprocité (VIR), le pays participe également à des initiatives de coopération Sud-Sud et Sud-Nord.
À ce jour, 127 volontaires ont été mobilisés dans ce cadre. Ce dispositif contribue à renforcer les échanges d’expériences entre pays partenaires et à valoriser les compétences développées au sein du programme togolais.
Cette dimension internationale témoigne de l’évolution du volontariat, désormais considéré non seulement comme un instrument de solidarité, mais aussi comme un vecteur de coopération et de partage de savoir-faire.
Un forum tourné vers les défis de demain
Au-delà du bilan des expériences nationales, la rencontre de Lomé devrait permettre aux participants d’échanger sur les perspectives d’évolution du volontariat dans l’espace communautaire ouest-africain.
Les questions liées à la professionnalisation des dispositifs, à la mobilité des volontaires, au financement des programmes ou encore à la contribution du volontariat aux objectifs de développement figurent parmi les enjeux qui préoccupent de plus en plus les acteurs du secteur.
Dans une région confrontée à d’importants défis économiques et sociaux, le volontariat apparaît pour de nombreux pays comme un levier complémentaire d’inclusion, de cohésion sociale et de participation citoyenne.
Le forum de Lomé offre ainsi l’occasion de réfléchir à la place que cette forme d’engagement pourrait occuper dans les stratégies de développement de l’Afrique de l’Ouest au cours des prochaines années.
La Rédaction

