69 personnes hospitalisées à Antananarivo après avoir consommé un plat traditionnel dans une gargote, les autorités évoquent une toxico-infection alimentaire collective
Antananarivo — Une intoxication alimentaire d’ampleur a provoqué l’hospitalisation de 69 personnes ce week-end dans la capitale malgache, relançant les inquiétudes sur les conditions d’hygiène dans la restauration populaire.
L’incident est survenu après un repas pris vendredi soir dans une gargote située dans un quartier populaire d’Antananarivo. Les clients avaient consommé un « kompoze », un plat traditionnel local. Les premiers cas de malaise sont apparus dès le lendemain.
Symptômes rapides et hospitalisations en urgence
Les personnes concernées ont présenté des symptômes similaires, notamment des vomissements, des maux de tête et des douleurs abdominales. Face à l’augmentation du nombre de cas, les services de santé ont procédé à une prise en charge rapide dans plusieurs structures hospitalières de la capitale.
Au total, 69 patients ont été hospitalisés. Parmi eux, 29 ont été admis dans le principal centre hospitalier d’Antananarivo, tandis que 40 autres ont pu regagner leur domicile après les premiers soins.
Une toxico-infection alimentaire confirmée
Le ministère de la Santé publique a confirmé qu’il s’agit d’une toxico-infection alimentaire collective. Aucun décès n’a été signalé. Une enquête est en cours afin de déterminer l’origine exacte de la contamination et d’évaluer les conditions de préparation des aliments.
La ministre de la Santé s’est rendue auprès des patients et a assuré que l’État prendra en charge l’ensemble des soins jusqu’à leur rétablissement complet.
Des cas similaires récents à Madagascar
Cet épisode intervient quelques jours après un autre cas d’intoxication alimentaire ayant touché des étudiants dans le nord-ouest du pays, après la consommation d’un repas dans un établissement similaire.
La répétition de ces incidents met en évidence la vulnérabilité persistante du secteur de la restauration informelle, particulièrement dans les grandes villes comme Antananarivo, où les contrôles sanitaires restent limités.
La Rédaction

