Le Premier ministre Ulisses Correia e Silva brigue un troisième mandat dans un contexte marqué par les enjeux sociaux et le chômage des jeunes
Les électeurs du Cap-Vert étaient appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives marquées par une compétition serrée entre les principales forces politiques du pays.
Environ 470 000 électeurs étaient attendus dans les bureaux de vote ouverts dès la matinée pour désigner les 72 membres de l’Assemblée nationale de cet archipel lusophone situé au large du Sénégal.
Le Premier ministre vise un troisième mandat
Le chef du gouvernement sortant, Ulisses Correia e Silva, 63 ans, tente d’obtenir un troisième mandat à la tête du pays.
Au pouvoir depuis 2016, il dirige le Mouvement pour la démocratie, formation de centre-droit qui avait remporté les précédentes élections législatives en 2021.
Dans le système parlementaire capverdien, le parti arrivé en tête désigne le Premier ministre, véritable chef de l’exécutif.
Une opposition menée par le PAICV
Le principal adversaire du MpD reste le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert, conduit depuis 2025 par Francisco Carvalho, actuel maire de la capitale Praia.
Trois autres partis participent également au scrutin, dans une élection dont l’issue est jugée plus ouverte que lors des précédentes échéances.
Un pays réputé stable politiquement
Indépendant du Portugal depuis 1975, le Cap-Vert est souvent présenté comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest.
Depuis les premières élections pluralistes organisées en 1991, le pays a connu plusieurs alternances politiques sans violences électorales majeures.
Le président actuel, José Maria Neves, soutenu par le PAICV, doit également briguer un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle prévue en novembre.
Des défis économiques et sociaux persistants
Malgré cette stabilité politique, le pays reste confronté à plusieurs difficultés structurelles, notamment le chômage des jeunes et la pauvreté.
Les enjeux économiques et sociaux ont occupé une place importante dans la campagne électorale, dans un contexte où une partie de la population attend davantage de réponses sur l’emploi et le coût de la vie.
La Rédaction

