Le Togo met en place un programme de formation professionnelle gratuit destiné à 1 500 jeunes filles du District Autonome du Grand-Lomé. Baptisée « École de la Chance », l’initiative s’inscrit dans le cadre du projet SWEDD+ (Autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne), financé par la Banque mondiale.
Le dispositif est porté par le ministère en charge de la Planification du développement, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM).
Un public ciblé : jeunes filles hors du système scolaire
Le programme s’adresse principalement aux jeunes filles vulnérables, déscolarisées ou n’ayant jamais été scolarisées. L’objectif est de leur offrir une formation qualifiante de courte durée, allant de trois à six mois.
Des métiers orientés vers l’insertion rapide
Les filières retenues couvrent plusieurs secteurs de l’artisanat et des services. Les participantes seront formées notamment en couture africaine, mercerie, broderie, coiffure et tresse, confection de perruques, esthétique, maquillage, pédicure et manucure.
Cette orientation vise des compétences directement mobilisables sur le marché local du travail ou dans la création d’activités génératrices de revenus.
Une logique d’autonomisation économique
Au-delà de la formation, le programme ambitionne de favoriser l’accès à l’emploi ou l’auto-emploi des bénéficiaires. L’approche repose sur l’acquisition de compétences pratiques, avec pour finalité une insertion économique progressive.
Un appui inscrit dans un cadre régional
L’initiative s’inscrit dans le projet SWEDD+, un programme régional soutenu par la Banque mondiale, qui accompagne plusieurs pays d’Afrique subsaharienne dans leurs politiques d’autonomisation des femmes et de valorisation du dividende démographique.
La Rédaction

