Deux trajectoires qui se dessinent dans le secteur agro-pastoral
Les données issues du budget citoyen du ministère de l’Économie mettent en évidence une évolution différenciée des principales filières de production animale au Togo. Tandis que l’élevage de volailles poursuit une croissance régulière, le secteur halieutique affiche des perspectives plus modestes, marquées par un léger recul attendu.
La volaille confirme sa progression continue
Sur les dernières années, la production avicole enregistre une dynamique ascendante. En 2024, le nombre de volailles produites à l’échelle nationale était estimé à 38 638 832 unités. Ce volume est passé à 41 729 939 en 2025, traduisant une hausse significative en l’espace d’un an.
Les projections pour 2026 prolongent cette tendance, avec une estimation qui atteint 45 068 334volailles. Cette évolution confirme le renforcement progressif de la filière, soutenu par une demande intérieure en croissance et une structuration progressive de la production.
La pêche confrontée à une tendance légèrement baissière
Le secteur halieutique présente, pour sa part, une évolution différente. En 2025, les volumes de poissons commercialisés sur le territoire national sont évalués à 36 251 tonnes, illustrant le rôle important de la pêche et de l’aquaculture dans l’alimentation des populations.
Cependant, les prévisions pour 2026 indiquent un repli à 33 977 tonnes. Cette baisse, bien que limitée, met en lumière des contraintes qui pèsent sur la filière et interrogent sa capacité d’expansion à court terme.

Un déséquilibre relatif entre deux moteurs de production
Ces évolutions opposées traduisent un déséquilibre progressif entre les segments du secteur agro-pastoral et halieutique. L’élevage avicole apparaît comme un moteur de croissance plus dynamique, tandis que la pêche évolue dans un contexte plus contraint.
Cette situation reflète des réalités structurelles différentes selon les filières, tant en matière d’organisation que de capacités de production.
Des enjeux liés à la sécurité alimentaire
Dans ce contexte, les autorités publiques s’inscrivent dans une logique de renforcement de la production locale afin de répondre à la demande en protéines animales. L’amélioration des performances de l’aviculture constitue ainsi un levier important, tandis que la filière halieutique demeure un secteur à consolider.
L’enjeu global reste celui de la sécurité alimentaire et de la stabilisation durable des systèmes de production.
La Rédaction

