Face à une demande en eau potable en constante progression, le Togo engage une extension structurante de ses capacités de traitement. Six nouvelles stations seront construites à Atakpamé, Sokodé, Kara, Agou, Blitta et Dapaong, dans le cadre d’une stratégie nationale visant à renforcer durablement l’accès à une eau de qualité sur l’ensemble du territoire.
Une extension progressive du modèle du Grand-Lomé
Le programme s’inscrit dans la continuité des investissements déjà réalisés dans la capitale et sa périphérie. L’objectif est de répliquer, à l’échelle nationale, une approche de production et de distribution d’eau potable déjà expérimentée dans le Grand-Lomé.
Les nouvelles infrastructures viendront ainsi compléter le dispositif existant, avec une montée en capacité progressive des systèmes de traitement et de distribution.
La station de Cacaveli comme référence technique
Le modèle de référence retenu reste la station de traitement de Cacaveli, située à Agoè. Financée à hauteur de 2 milliards de Fcfa par l’Agence Française de Développement et l’Union européenne, elle constitue aujourd’hui un standard technique national.
Dotée d’une capacité initiale de 50 000 m³ par jour, elle est appelée à atteindre 75 000 m³ afin de répondre à la pression démographique et urbaine croissante.
Son fonctionnement repose sur des procédés combinant filtration, désinfection et contrôle permanent de la qualité de l’eau, appuyés par un laboratoire intégré.
Une logique de sécurisation de la ressource hydrique
Les futures stations auront pour mission de traiter les eaux issues des fleuves, lagunes et autres ressources superficielles, avant leur distribution via la Togolaise des eaux (TdE).
Cette infrastructure élargie vise à renforcer la fiabilité de l’approvisionnement, en réduisant la dépendance aux systèmes existants et en améliorant la couverture territoriale.
Un enjeu sanitaire et structurel
Au-delà de l’extension des capacités techniques, ce programme répond à un enjeu de santé publique. La réduction des maladies hydriques et l’amélioration de la qualité de l’eau potable constituent des objectifs centraux de cette stratégie.
En parallèle, l’État entend garantir un approvisionnement plus stable et plus équitable, aussi bien en milieu urbain que rural, dans un contexte de croissance démographique et d’urbanisation rapide.
La Rédaction

