Les États-Unis ont marqué leur opposition ferme à une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle (IA) lors du Sommet pour l’action sur l’IA à New Delhi, organisé du 17 au 20 février 2026. Michael Kratsios, conseiller de la Maison Blanche aux sciences et technologies, a rappelé que Washington refusait catégoriquement toute régulation internationale centralisée, estimant que l’IA devait rester un moteur de prospérité et d’innovation plutôt qu’un objet de contrôle bureaucratique.
À l’inverse, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a souligné la nécessité urgente de réguler cette technologie, annonçant la création d’une commission scientifique internationale indépendante sur l’IA, à l’image du GIEC pour le climat. Cette instance regroupera 40 experts pour encadrer le développement de l’IA tout en assurant un contrôle humain sur ses applications.
Le sommet, le plus important jamais organisé sur l’IA et le premier dans un pays en développement, a rassemblé des dizaines de dirigeants mondiaux et des acteurs majeurs de la tech, dont Sundar Pichai(Google) et Jensen Huang (Nvidia). Les discussions ont été ponctuées par le report d’une déclaration finale sur la régulation mondiale, traduisant des divergences entre les pays sur la manière de gérer cette technologie.
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a plaidé pour un accès universel à l’IA, tandis que l’Inde espère attirer 200 milliards de dollars d’investissements dans les deux prochaines années, visant à devenir un hub majeur pour les technologies d’IA. Le pays a également rejoint officiellement Pax Silica, un groupe piloté par les États-Unis pour sécuriser les approvisionnements en technologies liées à l’IA.
Cette rencontre met en lumière le dilemme mondial : promouvoir l’innovation et la prospérité tout en encadrant une technologie aux impacts sociaux, environnementaux et économiques considérables.
La Rédaction

