Le Haut‑Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a alerté sur les frappes de drones menées par la milice Rapid Support Forces (RSF) contre des infrastructures civiles au Soudan, indiquant qu’elles pourraient constituer des crimes de guerre. Cette déclaration intervient après des attaques répétées sur des centrales électriques, des hôpitaux et des marchés, aggravant la crise humanitaire dans le pays.
Lors de sa récente visite à Port‑Soudan, Türk a constaté des dommages importants aux infrastructures vitales, rencontrant des familles touchées et des populations déplacées. Les frappes de drones ont provoqué des pannes massives, limité l’accès à l’eau et aux services de santé, et semé la terreur parmi les civils.
Le Haut‑Commissaire a souligné que l’usage systématique ou répété de drones contre des cibles civiles constitue une violation du droit international humanitaire, et que les auteurs de ces attaques doivent être tenus responsables devant la justice internationale. Il a appelé toutes les parties à cesser immédiatement les frappes sur des infrastructures civiles essentielles et à garantir la protection des populations.
Cette situation illustre également la montée en puissance des drones armés dans les conflits africains, notamment au Soudan, au Mali, en Éthiopie et au Nigeria, avec des conséquences dramatiques sur les populations et l’accès humanitaire.
La communauté internationale continue de suivre de près la situation, réclamant des enquêtes impartiales et la mise en place de mesures concrètes pour protéger les civils et les infrastructures essentielles.
La Rédaction

