Lomé s’affirme comme un pôle stratégique pour l’autonomie sanitaire en Afrique de l’Ouest. Alors que les pays de la région cherchent à réduire leur dépendance à l’aide extérieure, le financement domestique de la santé sexuelle et reproductive apparaît comme un levier essentiel pour renforcer les systèmes de santé, favoriser l’inclusion sociale et stimuler la croissance économique.
Le financement domestique ne se limite pas à l’allocation de budgets nationaux, il représente un véritable moteur de souveraineté et de développement durable. La capitale togolaise accueille les discussions du Partenariat de Ouagadougou, réunissant gouvernements, organisations de la société civile et secteur privé, pour partager les stratégies les plus efficaces et identifier des solutions pérennes.
Des pays comme Madagascar, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun ont montré que l’augmentation des ressources locales est possible grâce à des mécanismes financiers innovants, des partenariats public-privé et une mobilisation active du secteur privé. Ces initiatives démontrent que l’investissement national dans la santé reproductive contribue directement à la productivité, à la réduction des inégalités et à la résilience des systèmes de santé face aux crises.
Marie Ba, directrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou, insiste sur l’importance du partage d’expériences comme levier d’innovation régionale. Le ministre togolais de la Santé, Jean-Marie Tessi, souligne que la santé reproductive est un pilier économique autant que sanitaire, appelant les États et le secteur privé à intensifier leurs engagements pour consolider ces gains.
Le Partenariat de Ouagadougou, regroupant le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal, vise à renforcer les systèmes de santé, réduire les inégalités et assurer la souveraineté sanitaire régionale, en faisant du financement domestique une priorité stratégique pour le développement durable.
Lomé devient ainsi un laboratoire régional pour le financement domestique de la santé reproductive, où innovation, collaboration et vision économique convergent pour renforcer l’autonomie sanitaire et favoriser un avenir prospère pour les populations ouest-africaines.
La Rédaction

