Le Festival International d’Histoire d’Aneho (FIHA) a clôturé sa quatrième édition le 23 novembre, confirmant la place de la ville comme l’un des carrefours majeurs du patrimoine africain. Pendant quatre jours, l’ancienne capitale togolaise a rassemblé chercheurs, artistes et délégations venues d’Afrique pour interroger les identités du continent et valoriser des héritages longtemps sous-estimés.
Une ville aux mémoires multiples qui retrouve son rôle historique
Aneho a profité de cette édition 2025 pour renouer avec sa vocation de ville-frontière et de carrefour culturel. La cité lagunaire a mis en avant son passé métissé, son rôle dans la circulation des peuples et son importance dans la construction de l’identité togolaise.

L’Égypte en invité d’honneur : un dialogue continental assumé
La présence de l’Égypte comme pays invité d’honneur a ouvert un échange inédit entre civilisations africaines. La conférence inaugurale consacrée à l’héritage égyptien et à la diversité culturelle du continent a donné le ton d’un festival tourné vers une lecture panafricaine de l’histoire.
Un outil de développement local
Pour le maire des Lacs 1, Alexis Aquereburu, le FIHA doit être un levier de développement pour Aneho. L’édition 2025 l’a montré : fréquentation soutenue, valorisation du patrimoine local et mobilisation d’acteurs culturels venus de différents pays.

Afagnan et Bassar, deux territoires mis en lumière
Cette année, le FIHA a également présenté :
• Afagnan, avec ses traditions liées au fleuve Mono
• Bassar, célèbre pour les hauts fourneaux de Bandjeli, la métallurgie ancienne, la culture de l’igname et la danse du feu
Ces contributions ont permis d’offrir un panorama plus complet de la diversité culturelle du Togo.


Un festival qui rend l’histoire accessible
Reconstitutions, expositions, débats publics : le FIHA a misé sur l’immersion pour faire vivre les récits. Cette approche a donné à l’édition 2025 une tonalité vivante et pédagogique, renforçant l’idée que l’histoire peut être transmise autrement.

Un rendez-vous panafricain désormais incontournable
Avec la clôture du 23 novembre, le FIHA s’impose comme un espace où mémoire, identité et développement se rencontrent. Aneho confirme à travers ce festival son rôle croissant dans la valorisation du patrimoine togolais et africain.
La Rédaction

