Dix candidats ont franchi la première étape de la course à la présidence en République centrafricaine, selon la liste provisoire rendue publique jeudi par l’Autorité nationale des élections (ANE). Le scrutin est prévu pour le 28 décembre 2025, et trois autres dossiers ont été rejetés pour non-conformité administrative.
Le président sortant, Faustin Archange Touadéra, âgé de 68 ans, figure parmi les candidats retenus. À la tête du pays depuis 2016 et réélu en 2020, il vise un troisième mandat consécutif. Ancien Premier ministre de 2008 à 2013, Touadéra met en avant son bilan, notamment ses efforts dans le processus de paix, la stabilisation politique et la reconstruction institutionnelle du pays.
Parmi les autres candidats validés, Anicet-Georges Dologuélé, 68 ans, ancien Premier ministre (1999-2001) et représentant de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), se présente de nouveau. Pour se conformer aux exigences électorales, il a renoncé à sa nationalité française, affirmant son engagement envers la loi centrafricaine. La liste comprend également Edd Simphorien Kpamekoul (66 ans) du Parti National pour l’Unité et le Renouveau (PNUR), Sergée Ghislain Djone(CAPRIDA), Jean Michel Didibara (39 ans, UNIR), Jean-Marie Mandjaba et Arsude Berand Reboas(Parti centrafricain pour la démocratie, PCD), Saint Cyr Tanza (Rassemblement pour l’espoir et l’action nationale, REAN), ainsi que deux candidats indépendants, Marcelin Yakemende et Parafait Symachorien Nzanga.
Dans le même temps, trois candidatures ont été écartées pour défauts administratifs. Freddy Guele-Gongassoua-Ada-Kiocka, Alain Brice Innocent Touaboy et Roméo Bienvenu Guerret-Sindo-Lene ont vu leurs dossiers rejetés pour absence de documents essentiels comme l’acte de naissance des parents, le diplôme certifié, l’extrait de casier judiciaire, le certificat médical, la preuve de propriété bâtie ou la caution de versement.
La liste reste provisoire et pourra faire l’objet de recours avant sa validation définitive par la Cour constitutionnelle. Le premier tour de la présidentielle du 28 décembre 2025 marque le début d’une campagne qui retiendra toute l’attention du pays et de la communauté internationale.
La Rédaction

