Lors du Forum du Processus d’Aqaba, tenu cette semaine à Rome, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a souligné que la lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à l’action militaire. Pour lui, une approche complète, qui combine sécurité, développement et sensibilisation des populations, est indispensable pour prévenir la radicalisation et renforcer la stabilité nationale.
Une réponse globale face aux menaces djihadistes
Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité de soutenir les populations des zones rurales les plus vulnérables, notamment dans le nord du pays, en associant des programmes de développement économique et des campagnes d’information ciblées. L’objectif est d’attaquer les racines de l’instabilité, telles que la pauvreté, l’isolement des communautés et l’accès limité aux services sociaux essentiels.
« La sécurité seule ne suffit pas à protéger nos citoyens », a déclaré le président togolais, appelant à une coopération internationale et à une action concertée pour contrer les menaces terroristes transnationales.
Le Processus d’Aqaba : renforcer la coopération internationale
Initié en 2015 par le roi Abdallah II de Jordanie, le Processus d’Aqaba réunit des dirigeants africains et internationaux pour élaborer des stratégies contre l’extrémisme violent. Les discussions se concentrent sur la prévention, la coordination entre États et la détection des lacunes dans les réponses actuelles.
À Rome, Faure Gnassingbé a également rencontré le roi Abdallah II pour aborder la sécurité régionale et les partenariats Sud-Sud, confirmant la volonté du Togo de jouer un rôle actif dans la stabilité du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
Prévention et développement : les piliers d’une sécurité durable
Cette approche globale intervient alors que le Togo fait face à des attaques djihadistes depuis mai 2022, particulièrement dans la région des Savanes, où plus de 140 personnes ont été tuées. Le président insiste sur la prévention de la radicalisation et le développement durable comme moyens de renforcer la résilience des communautés locales face aux menaces terroristes.
La Rédaction

