Le dernier rapport de l’UNICEF dresse un constat alarmant : en Haïti, la spirale de la violence a contraint près de 680 000 enfants à fuir leur foyer. En un an, le nombre de mineurs déplacés a presque doublé, révélant l’ampleur d’une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.
Selon l’agence onusienne, près de la moitié de la population haïtienne, soit environ 6 millions de personnes, a désormais besoin d’une aide humanitaire urgente. Parmi elles, 3,3 millions d’enfantsfont face à des conditions de vie dramatiques, marquées par la faim, les violences quotidiennes et le risque de recrutement forcé par les groupes armés.
En visite dans l’un des nombreux camps de déplacés, Roberto Benes, directeur régional de l’UNICEF pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a exprimé sa vive inquiétude : « La situation des enfants haïtiens est en train d’être oubliée, alors qu’ils vivent une détresse extrême. »
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Une génération privée d’éducation et d’avenir
Les affrontements entre gangs ont provoqué le déplacement d’environ 1,3 million de personnes ces dernières années, forçant des familles entières à se réfugier dans des abris précaires, souvent improvisés dans des écoles ou des bâtiments publics.
Le secteur éducatif, déjà fragilisé, s’effondre. Un enfant sur quatre n’est plus scolarisé, faute d’écoles sûres. En 2025, plus de 1 080 établissements ont fermé leurs portes, tandis que 84 écolesservent désormais de refuges temporaires.
Le rapport souligne également que, lors de la dernière année scolaire, plus de 1 600 écoles ont été contraintes d’arrêter leurs activités, 25 d’entre elles ayant été occupées par des groupes armés, perturbant la scolarité de plus de 243 000 élèves et l’activité de 7 500 enseignants.
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Un appel à la solidarité internationale
L’UNICEF alerte sur les conséquences à long terme de cette crise sur la jeunesse haïtienne, déjà marquée par la pauvreté, la malnutrition et l’insécurité. Sans une mobilisation urgente de la communauté internationale, des milliers d’enfants risquent de grandir dans un climat de peur et de privation.
Haïti, plongée dans le chaos depuis plusieurs années, voit aujourd’hui son avenir menacé par la désintégration de son tissu social, éducatif et humanitaire. Et c’est l’enfance, une fois de plus, qui paie le prix le plus lourd.
La Rédaction

