Le principal opposant centrafricain, Anicet-Georges Dologuélé, a annoncé le 25 août 2025 sa renonciation à sa nationalité française, une démarche nécessaire pour se conformer à la Constitution centrafricaine et pouvoir se présenter à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Cette décision, prise « avec beaucoup de peine », marque un tournant dans la vie politique de l’économiste de formation, qui se dit « fier » d’avoir porté la nationalité française.
Une décision lourde de conséquences
Cette renonciation a été officialisée par un décret présidentiel publié le 27 août 2025. Elle permet à Dologuélé de participer à la présidentielle malgré l’interdiction faite aux candidats bi- ou multinationaux par la Constitution centrafricaine.
Un contexte politique tendu
Dologuélé, arrivé deuxième lors de la présidentielle de décembre 2020, devra affronter le président sortant Faustin-Archange Touadéra, qui est autorisé à briguer un troisième mandat grâce à une révision constitutionnelle de 2023.
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L’opposant appelle la classe politique à se concentrer sur « les vrais problèmes », notamment l’impossibilité d’organiser les élections à bonne date, l’incompétence de l’Autorité nationale des élections (ANE) et sa partialité revendiquée. Il souligne également que sa décision de renoncer à sa double nationalité est « personnelle » et non concertée avec les autres leaders de la plateforme de l’opposition, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC).
Un scrutin sous tension
Quelque 2,3 millions d’électeurs, dont 749.000 nouveaux enrôlés, sont attendus aux urnes pour un quadruple scrutin (présidentiel, législatif, régional et municipal), selon les chiffres de l’ANE. Les élections locales ont été plusieurs fois reportées depuis un an, faute de financement et d’une liste électorale complète.
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La situation sécuritaire reste volatile, en particulier sur les axes routiers et dans l’est du pays, à la frontière des deux Soudans. Dologuélé avertit que si les conditions de l’élection ne sont pas réunies, il n’ira pas aux urnes, rappelant que « c’est comme un match de football : une équipe qui sait que les arbitres sont partisans ne rentre pas sur le terrain ».
La Rédaction

