Une épidémie de fièvre typhoïde sévit depuis fin juillet 2025 dans la région de Kara, au nord du Togo, plus précisément dans le village de Pamini, canton de Nadoba, commune Kéran 3. Plusieurs cas graves ont été recensés au sein d’une même famille, avec un décès confirmé, ce qui a conduit à une réponse rapide et coordonnée des autorités sanitaires togolaises.
Bilan actuel et localisation précise
Depuis la fin juillet, au moins quatre cas graves de fièvre typhoïde ont été confirmés à Pamini. Les patients ont d’abord été pris en charge localement avant d’être transférés au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kara pour des soins spécialisés. Un décès est à déplorer. Les symptômes observés comprennent des douleurs abdominales, une forte fièvre, des vomissements et une perte d’appétit.
Réponse rapide et mesures gouvernementales
Le gouvernement togolais, par l’intermédiaire du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a mis en œuvre une prise en charge gratuite des malades. Une délégation ministérielle dirigée par le professeur Tchin Darré s’est rendue sur place pour soutenir les malades et leur famille. Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation sont déployées dans la communauté pour renforcer les gestes barrières, notamment le lavage des mains, le traitement de l’eau et l’arrêt de la défécation à l’air libre.
Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a également ordonné le renforcement de la surveillance épidémiologique dans la région. Le Centre des Maladies Infectieuses de Kara, récemment inauguré, est désormais pleinement opérationnel pour traiter ce type d’épidémie.
Comprendre la fièvre typhoïde et les risques dans le nord du Togo
La fièvre typhoïde est une infection bactérienne transmise principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par la bactérie Salmonella typhi. Elle se manifeste par de la fièvre, des douleurs abdominales, des troubles digestifs, et peut s’avérer mortelle si elle n’est pas traitée rapidement.
Le nord du Togo, comme de nombreuses régions, fait face à des défis liés à l’amélioration des infrastructures sanitaires et à l’accès à une eau potable de qualité, ce qui peut parfois augmenter la vulnérabilité à ce type d’épidémie, surtout pendant les saisons chaudes et humides.
La Rédaction

