Moins de deux ans après sa suspension partielle, le Gabon fait officiellement son retour parmi les membres à part entière du Commonwealth. Une décision entérinée par le Groupe d’action ministériel du Commonwealth (CMAG), réuni en session extraordinaire.
Le CMAG a levé la sanction qui pesait sur le pays, saluant « le retour à l’ordre constitutionnel » et « l’élection présidentielle crédible du 12 avril ». Jugé inclusif et transparent, ce scrutin a été validé par les observateurs du Commonwealth comme conforme aux standards démocratiques de l’organisation.
Cette réintégration s’appuie sur plusieurs signaux positifs. En premier lieu, l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution, adoptée par référendum, qui marque l’avènement de la Cinquième République. Les autorités de transition ont également transmis un mémorandum résumant les réformes engagées et annonçant l’organisation imminente d’élections législatives et locales.
Pour le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette décision constitue une « reconnaissance internationale du chemin parcouru ». Il affirme que « le Gabon fait pleinement son retour dans la famille du Commonwealth ».
Les prochaines échéances électorales sont déjà fixées : le 27 septembre pour le premier tour des législatives et municipales, suivi d’un second tour le 11 octobre. Ces scrutins devraient confirmer le retour durable à un fonctionnement institutionnel régulier.
Sur le plan régional, le Gabon renforce également sa normalisation diplomatique. Il a été réintégré à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et à l’Union africaine, consolidant ainsi sa réhabilitation à l’échelle continentale et internationale.
La Rédaction

