L’intelligence artificielle au service des textes sacrés
Une équipe de chercheurs de l’université Duke, dirigée par Shira Faigenbaum-Golovin, vient de franchir un cap inédit : utiliser l’intelligence artificielle pour analyser la Bible hébraïque. L’objectif ? Déceler les différentes mains qui ont contribué à sa rédaction, à partir d’un traitement statistique du langage.
Trois styles d’écriture révélés par les algorithmes
En se concentrant sur les neuf premiers livres de l’Ancien Testament, les chercheurs ont entraîné une IA capable de repérer des récurrences linguistiques invisibles à l’œil humain. Résultat : trois styles distincts sont apparus, correspondant probablement à trois périodes historiques ou écoles de pensée différentes.
Une révolution dans la critique textuelle
Longtemps débattue entre historiens et théologiens, l’idée que la Bible ait été rédigée par plusieurs auteurs trouve ici un appui scientifique quantifiable. Contrairement aux hypothèses humaines parfois biaisées, l’intelligence artificielle offre une lecture neutre et rigoureuse des textes millénaires.
Prochaine étape : les manuscrits de la mer Morte
L’IA ne s’arrêtera pas là. Prochaine cible : les célèbres manuscrits de Qumrân, plus connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte. Ces textes anciens, riches mais fragmentés, pourraient eux aussi révéler de nouvelles pistes rédactionnelles grâce à l’analyse algorithmique.
Vers une nouvelle ère d’interprétation ?
Entre philologie, exégèse et haute technologie, cette initiative marque peut-être le début d’une nouvelle ère pour l’étude des textes religieux. Un outil puissant qui, sans remettre en cause la foi, pourrait mieux retracer l’histoire humaine des Écritures.
La Rédaction

